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		<title>WikiNiort - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Ecole_libre_%C3%A0_Ste_Pezenne,_1946_-_1948&amp;diff=7525</id>
		<title>Ecole libre à Ste Pezenne, 1946 - 1948</title>
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				<updated>2015-05-10T23:10:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Sainte-Pezenne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’école libre entre 1946 et 1948 à Ste-Pezenne, &lt;br /&gt;
période pendant laquelle Madame BAUDENEAU était l’institutrice''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Propos recueillis le 28 novembre 2014 par des membres du groupe « Hier Ste Pezenne »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Merci à Mme Baudeneau pour ce temps d’échange !''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Nous posons une première question : Pouvez-vous nous parler de l’abbé Morice ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il était à st André avant. Quand je suis arrivée, il était à la cure avec sa mère, une personne très âgée ayant beaucoup d’autorité sur lui. Lui, c’était certainement quelqu’un d’assez faible. Il avait eu des altercations assez fortes avec la directrice, mais je ne savais pas quoi exactement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Puis : Mme Baudeneau nous explique comment elle est arrivée à Ste Pezenne, nous parle de ses années d’institutrice, et de la suite…''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi, j’habitais Rouillé ; et Niort, on ne connaissait pas. On allait toujours vers Poitiers, jamais vers Niort. &lt;br /&gt;
Je me souviens avoir reçu la lettre de l’évêché : vous êtes nommée à partir de … à Ste Pezenne. Ste Pezenne, je ne connaissais pas !&lt;br /&gt;
Avant, on m’avait proposé Saint-Maxire. Mon mari était comptable à la RAMO (Réalisation d’appareils et de machines outils) à Niort. Nous n’avions que des vélos, mon futur mari ne voulait pas faire le trajet de nuit, j’ai refusé ce poste.&lt;br /&gt;
Après  on m’a proposé Frontenay-Rohan- Rohan. Un dimanche, nous voilà partis pour voir où c’était. Quand on a vu la distance, on n’a même pas visité !  &lt;br /&gt;
A ce moment-là, on avait du travail comme on voulait ! Je refusais donc.&lt;br /&gt;
Et là une 3ème proposition est arrivée : Sainte-Pezenne. De Rouillé,  j’ai pris le train le matin. Arrivée à la gare de Niort  j’ai demandé à un monsieur qui m’a indiqué la route (vous allez descendre vers la gendarmerie …) Rien ne nous faisait peur : on marchait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivée à Ste-Pezenne, je suis allée à la cure. Je me suis présentée à l’abbé Morice. Il m’a emmenée jusqu’à l‘école qui n’était pas très loin. On a visité la classe qui disposait d’un fourneau à charbon.  J’ai visité également  l’appartement, mais qui, lui, n’avait pas de chauffage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les registres, les livres, …'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je demandais à l’abbé où étaient les registres : il ne savait pas. L’ancienne institutrice n’était pas en bons termes avec lui quand elle était partie. &lt;br /&gt;
J’ai reçu une lettre d’elle me disant que si je voulais la rencontrer, je pouvais venir. Mais nous n’avions que des vélos, nous ne sommes donc pas allés la voir. J’ai retrouvé les registres dans le bureau. &lt;br /&gt;
Pour les livres et les fournitures, je demandais à l’abbé Morice. Il ne savait pas ce que l’ancienne institutrice avait comme livres. Il m’a dit de faire ma liste et qu’on irait les chercher chez M Delettre, le pharmacien. J’ai donc fait ma liste (j’avais enseigné six ans à St Benoît dans la Vienne)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Mon logement'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’abbé Morice qui recevait de l’évêché l’argent qu’il devait me donner. Je ne payais pas l’électricité, ni le chauffage (de toute façon, il n’y avait pas de chauffage dans l’appartement ! ; il n’y avait que le poele de l’école)&lt;br /&gt;
Le logement (de fonction) n’était pas propre. L’abbé m’a dit qu’il allait faire venir le cantonnier pour passer  une couche de blanc. &lt;br /&gt;
Je n’avais rien à payer pour ce logement de fonction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Avant le début de l’école'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis mariée le 3 octobre 1946 et l’école a donc ouvert 15 jours plus tard que prévu car il fallait le temps de l’affichage des bans à la mairie et  la production d’un certificat de casier judiciaire vierge (il m’a fallu aller à Poitiers pour ça).&lt;br /&gt;
Pendant les 15 jours avant la réouverture de l’école je suis allée visiter tous les parents et j’ai demandé un rendez-vous au maire (M. LAMBERT) (c’est ce qu’on nous avait appris !). J’ai été très bien reçue à la mairie.&lt;br /&gt;
J’ai fait connaissance avec l’épicière, la boulangère. &lt;br /&gt;
Je voulais mettre des rideaux dans l’appartement pour l’isoler par rapport à l’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Mes 2 années d’enseignement à Ste Pezenne''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ma 1ère année se passe, les élèves n’étaient pas habitués à travailler.&lt;br /&gt;
Il n’y avait qu’une classe unique mixte.  Il a fallu leur apprendre qu’on devait arriver à l’heure, que tout était préparé la veille au soir au  tableau, qu’on travaillait. &lt;br /&gt;
Je vouvoyais les enfants, et eux m’appelait Madame, pas par mon prénom. Il y avait un respect, il y avait une crainte certainement. Les enfants n’étaient pas turbulents.&lt;br /&gt;
''Il fallait travailler !''&lt;br /&gt;
Il y avait le cahier de roulement que chacun prenait à tour de rôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évêché décidait de me donner une aide, Mlle LACROIX . Elle avait  beaucoup de patience avec les enfants, mais déjà près de 60 ans ; « c’était la vieille bigotte du coin ». &lt;br /&gt;
Je lui préparais son travail. Elle avait les petits : il fallait leur apprendre à lire. &lt;br /&gt;
Moi j’avais les 2 grandes divisions. &lt;br /&gt;
J’ai eu la visite de l’inspecteur d’académie : il est arrivé en plein milieu d’après-midi. Les enfants se sont levés à son arrivée, comme je leur demandais : je commandais dans l’école. Il m’a fait remarquer que les 2 classes étaient séparées par un rideau ; or, je devais avoir la vue et la surveillance sur tout ce qui se passait : je devais donc enlever le rideau. Il m’a demandé tous les registres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enfants trouvaient très dur d’apprendre et de travailler.&lt;br /&gt;
La 1ère année, 7 élèves passaient le certificat d’études primaire catholique pour passer ensuite  le certificat d’études primaire.&lt;br /&gt;
On s’entendait très bien avec Monsieur GUILLEMET, l’instituteur de l’école publique. On se recevait même. A la mort de Monsieur guillemet, je suis restée en contact avec sa femme : j’allais jouer au scrabble avec elle.&lt;br /&gt;
Présenter des élèves au certificat, c’était un honneur. L’instituteur de l’école publique avait présenté 4 ou 5 élèves qui avaient tous échoués. Mes élèves, elles ont toutes eu leur certificat (de l‘école libre d’abord, puis l’autre en suite). Les parents étaient très contents ; ils m’apportaient  une douzaine d’œufs, un kilo de sucre… ! Je n’étais pas habituée à ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les ans j’organisais un voyage surprise. Nous allions à la Roussille à pied, on faisait un pique-nique et on organisait des jeux. Je faisais ce que l’on m’avait appris ; je suivais les ordres que je recevais.&lt;br /&gt;
L’académie donnait la liste des programmes annuels et la liste des programmes pour les certificats. Je devais les acheter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le curé venait tous les mois pour donner les notes aux élèves. Il me payait mon salaire en espèces. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’école était obligatoire jusqu’à 14 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La 2ème année vers le 15 juin 1948 (1 mois avant les vacances), j’ai reçu une lettre recommandée de l’évêché (apporte à l’école par le facteur)  m’indiquant mon licenciement le 14 juillet 1948. L’école a fermé au grand regret des parents qui ont organisé une réunion dans la salle paroissiale : mais rien ne pouvait être fait pour empêcher ça.&lt;br /&gt;
L’abbé Morice n’a rien fait pour empêcher la fermeture de l’école , même si l’école libre était très bien notée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Après la fermeture de l’école libre de Ste Pezenne''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes retrouvés sans logement. J’ai demandé à toute la classe : un  parent d’élèves nous a trouvé une pièce dans une maison.&lt;br /&gt;
Une seule pièce, mais  nous n’avions pas de meubles. Nous sommes allés acheter une cuisinière. Le reste nous a été prêté : un lit, une table.&lt;br /&gt;
L’abbé (pas aimable du tout) voulait que je lui redonne les clés le 13 juillet au soir. Mon mari voulait aller lui porter les clés, mai je lui ai dit non (peur de bagarre !) : l’école, c’était mon truc ! L’abbé soutenait des choses qui étaient fausses ; « c’était un breton à tête chauve ». &lt;br /&gt;
J’ai laissé tous les registres, les papiers. &lt;br /&gt;
Mais, il paraît que sa bonne a fait brûler ces documents par la suite.  &lt;br /&gt;
Ensuite, il s’agissait de trouver du boulot. Je suis allée à l’académie où on m’a dit que je devais aller à l’école normale pour continuer à enseigner dans l’école publique. Je suis née en 1923, on était en 1948, je n’avais pas envie. C’était un choc.&lt;br /&gt;
Un jour je suis allée à la sécurité sociale pour des formalités lorsque je vois une affiche indiquant que l’on recherchait du personnel niveau 1ère partie du bac (le bac étant en 2 parties à l’époque). Je me suis  inscrite. Il y avait un examen (4 matières dont la géographie) le 19 juillet. J’ai potassé la géographie des Deux-Sèvres pendant quelques jours. On était 4, 2 ont été reçues, dont moi. L’autre s’est désisté,  j’ai donc été embauchée. &lt;br /&gt;
Au début : au classement. Je trouvais que le travail n’était pas très intéressant mais le principal était de travailler. Je faisais les 4 trajets en vélo.  La sécurité sociale était rue Rochette à l’époque (là où est la Croix Rouge aujourd’hui).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai regretté toute ma vie d’avoir été obligée de quitter l’enseignement. C’est pour cela que j’ai fait du soutien scolaire pendant 21 ans au secours catholique où j’ai retrouvé d’anciennes institutrices qui continuent à venir me voir aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Echanges autour des élèves de la classe à partir de la photo tout au long de l’entretien :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme BAUDENEAU, après toutes ces années, se souvient parfaitement des noms et prénoms de ses élèves, de ce que certains sont devenus. Elle a revu certains de ses anciens élèves.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Ecole_libre_%C3%A0_Ste_Pezenne,_1946_-_1948&amp;diff=7524</id>
		<title>Ecole libre à Ste Pezenne, 1946 - 1948</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : Page créée avec « Catégorie:Mémoires d’habitants '''L’école libre entre 1946 et 1948 à Ste-Pezenne,  période pendant laquelle Madame BAUDENEAU était l’institutrice'''   ''Pr... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
'''L’école libre entre 1946 et 1948 à Ste-Pezenne, &lt;br /&gt;
période pendant laquelle Madame BAUDENEAU était l’institutrice''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Propos recueillis le 28 novembre 2014 par des membres du groupe « Hier Ste Pezenne »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Merci à Mme Baudeneau pour ce temps d’échange !''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Nous posons une première question : Pouvez-vous nous parler de l’abbé Morice ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il était à st André avant. Quand je suis arrivée, il était à la cure avec sa mère, une personne très âgée ayant beaucoup d’autorité sur lui. Lui, c’était certainement quelqu’un d’assez faible. Il avait eu des altercations assez fortes avec la directrice, mais je ne savais pas quoi exactement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Puis : Mme Baudeneau nous explique comment elle est arrivée à Ste Pezenne, nous parle de ses années d’institutrice, et de la suite…''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi, j’habitais Rouillé ; et Niort, on ne connaissait pas. On allait toujours vers Poitiers, jamais vers Niort. &lt;br /&gt;
Je me souviens avoir reçu la lettre de l’évêché : vous êtes nommée à partir de … à Ste Pezenne. Ste Pezenne, je ne connaissais pas !&lt;br /&gt;
Avant, on m’avait proposé Saint-Maxire. Mon mari était comptable à la RAMO (Réalisation d’appareils et de machines outils) à Niort. Nous n’avions que des vélos, mon futur mari ne voulait pas faire le trajet de nuit, j’ai refusé ce poste.&lt;br /&gt;
Après  on m’a proposé Frontenay-Rohan- Rohan. Un dimanche, nous voilà partis pour voir où c’était. Quand on a vu la distance, on n’a même pas visité !  &lt;br /&gt;
A ce moment-là, on avait du travail comme on voulait ! Je refusais donc.&lt;br /&gt;
Et là une 3ème proposition est arrivée : Sainte-Pezenne. De Rouillé,  j’ai pris le train le matin. Arrivée à la gare de Niort  j’ai demandé à un monsieur qui m’a indiqué la route (vous allez descendre vers la gendarmerie …) Rien ne nous faisait peur : on marchait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivée à Ste-Pezenne, je suis allée à la cure. Je me suis présentée à l’abbé Morice. Il m’a emmenée jusqu’à l‘école qui n’était pas très loin. On a visité la classe qui disposait d’un fourneau à charbon.  J’ai visité également  l’appartement, mais qui, lui, n’avait pas de chauffage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les registres, les livres, …'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je demandais à l’abbé où étaient les registres : il ne savait pas. L’ancienne institutrice n’était pas en bons termes avec lui quand elle était partie. &lt;br /&gt;
J’ai reçu une lettre d’elle me disant que si je voulais la rencontrer, je pouvais venir. Mais nous n’avions que des vélos, nous ne sommes donc pas allés la voir. J’ai retrouvé les registres dans le bureau. &lt;br /&gt;
Pour les livres et les fournitures, je demandais à l’abbé Morice. Il ne savait pas ce que l’ancienne institutrice avait comme livres. Il m’a dit de faire ma liste et qu’on irait les chercher chez M Delettre, le pharmacien. J’ai donc fait ma liste (j’avais enseigné six ans à St Benoît dans la Vienne)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Mon logement'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’abbé Morice qui recevait de l’évêché l’argent qu’il devait me donner. Je ne payais pas l’électricité, ni le chauffage (de toute façon, il n’y avait pas de chauffage dans l’appartement ! ; il n’y avait que le poele de l’école)&lt;br /&gt;
Le logement (de fonction) n’était pas propre. L’abbé m’a dit qu’il allait faire venir le cantonnier pour passer  une couche de blanc. &lt;br /&gt;
Je n’avais rien à payer pour ce logement de fonction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Avant le début de l’école'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis mariée le 3 octobre 1946 et l’école a donc ouvert 15 jours plus tard que prévu car il fallait le temps de l’affichage des bans à la mairie et  la production d’un certificat de casier judiciaire vierge (il m’a fallu aller à Poitiers pour ça).&lt;br /&gt;
Pendant les 15 jours avant la réouverture de l’école je suis allée visiter tous les parents et j’ai demandé un rendez-vous au maire (M. LAMBERT) (c’est ce qu’on nous avait appris !). J’ai été très bien reçue à la mairie.&lt;br /&gt;
J’ai fait connaissance avec l’épicière, la boulangère. &lt;br /&gt;
Je voulais mettre des rideaux dans l’appartement pour l’isoler par rapport à l’école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Mes 2 années d’enseignement à Ste Pezenne''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ma 1ère année se passe, les élèves n’étaient pas habitués à travailler.&lt;br /&gt;
Il n’y avait qu’une classe unique mixte.  Il a fallu leur apprendre qu’on devait arriver à l’heure, que tout était préparé la veille au soir au  tableau, qu’on travaillait. &lt;br /&gt;
Je vouvoyais les enfants, et eux m’appelait Madame, pas par mon prénom. Il y avait un respect, il y avait une crainte certainement. Les enfants n’étaient pas turbulents.&lt;br /&gt;
''Il fallait travailler !''&lt;br /&gt;
Il y avait le cahier de roulement que chacun prenait à tour de rôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évêché décidait de me donner une aide, Mlle LACROIX . Elle avait  beaucoup de patience avec les enfants, mais déjà près de 60 ans ; « c’était la vieille bigotte du coin ». &lt;br /&gt;
Je lui préparais son travail. Elle avait les petits : il fallait leur apprendre à lire. &lt;br /&gt;
Moi j’avais les 2 grandes divisions. &lt;br /&gt;
J’ai eu la visite de l’inspecteur d’académie : il est arrivé en plein milieu d’après-midi. Les enfants se sont levés à son arrivée, comme je leur demandais : je commandais dans l’école. Il m’a fait remarquer que les 2 classes étaient séparées par un rideau ; or, je devais avoir la vue et la surveillance sur tout ce qui se passait : je devais donc enlever le rideau. Il m’a demandé tous les registres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enfants trouvaient très dur d’apprendre et de travailler.&lt;br /&gt;
La 1ère année, 7 élèves passaient le certificat d’études primaire catholique pour passer ensuite  le certificat d’études primaire.&lt;br /&gt;
On s’entendait très bien avec Monsieur GUILLEMET, l’instituteur de l’école publique. On se recevait même. A la mort de Monsieur guillemet, je suis restée en contact avec sa femme : j’allais jouer au scrabble avec elle.&lt;br /&gt;
Présenter des élèves au certificat, c’était un honneur. L’instituteur de l’école publique avait présenté 4 ou 5 élèves qui avaient tous échoués. Mes élèves, elles ont toutes eu leur certificat (de l‘école libre d’abord, puis l’autre en suite). Les parents étaient très contents ; ils m’apportaient  une douzaine d’œufs, un kilo de sucre… ! Je n’étais pas habituée à ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les ans j’organisais un voyage surprise. Nous allions à la Roussille à pied, on faisait un pique-nique et on organisait des jeux. Je faisais ce que l’on m’avait appris ; je suivais les ordres que je recevais.&lt;br /&gt;
L’académie donnait la liste des programmes annuels et la liste des programmes pour les certificats. Je devais les acheter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le curé venait tous les mois pour donner les notes aux élèves. Il me payait mon salaire en espèces. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’école était obligatoire jusqu’à 14 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La 2ème année vers le 15 juin 1948 (1 mois avant les vacances), j’ai reçu une lettre recommandée de l’évêché (apporte à l’école par le facteur)  m’indiquant mon licenciement le 14 juillet 1948. L’école a fermé au grand regret des parents qui ont organisé une réunion dans la salle paroissiale : mais rien ne pouvait être fait pour empêcher ça.&lt;br /&gt;
L’abbé Morice n’a rien fait pour empêcher la fermeture de l’école , même si l’école libre était très bien notée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Après la fermeture de l’école libre de Ste Pezenne''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes retrouvés sans logement. J’ai demandé à toute la classe : un  parent d’élèves nous a trouvé une pièce dans une maison.&lt;br /&gt;
Une seule pièce, mais  nous n’avions pas de meubles. Nous sommes allés acheter une cuisinière. Le reste nous a été prêté : un lit, une table.&lt;br /&gt;
L’abbé (pas aimable du tout) voulait que je lui redonne les clés le 13 juillet au soir. Mon mari voulait aller lui porter les clés, mai je lui ai dit non (peur de bagarre !) : l’école, c’était mon truc ! L’abbé soutenait des choses qui étaient fausses ; « c’était un breton à tête chauve ». &lt;br /&gt;
J’ai laissé tous les registres, les papiers. &lt;br /&gt;
Mais, il paraît que sa bonne a fait brûler ces documents par la suite.  &lt;br /&gt;
Ensuite, il s’agissait de trouver du boulot. Je suis allée à l’académie où on m’a dit que je devais aller à l’école normale pour continuer à enseigner dans l’école publique. Je suis née en 1923, on était en 1948, je n’avais pas envie. C’était un choc.&lt;br /&gt;
Un jour je suis allée à la sécurité sociale pour des formalités lorsque je vois une affiche indiquant que l’on recherchait du personnel niveau 1ère partie du bac (le bac étant en 2 parties à l’époque). Je me suis  inscrite. Il y avait un examen (4 matières dont la géographie) le 19 juillet. J’ai potassé la géographie des Deux-Sèvres pendant quelques jours. On était 4, 2 ont été reçues, dont moi. L’autre s’est désisté,  j’ai donc été embauchée. &lt;br /&gt;
Au début : au classement. Je trouvais que le travail n’était pas très intéressant mais le principal était de travailler. Je faisais les 4 trajets en vélo.  La sécurité sociale était rue Rochette à l’époque (là où est la Croix Rouge aujourd’hui).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai regretté toute ma vie d’avoir été obligée de quitter l’enseignement. C’est pour cela que j’ai fait du soutien scolaire pendant 21 ans au secours catholique où j’ai retrouvé d’anciennes institutrices qui continuent à venir me voir aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Echanges autour des élèves de la classe à partir de la photo tout au long de l’entretien :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme BAUDENEAU, après toutes ces années, se souvient parfaitement des noms et prénoms de ses élèves, de ce que certains sont devenus. Elle a revu certains de ses anciens élèves.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Ch%C3%A2teau_de_Chantemerle&amp;diff=7006</id>
		<title>Château de Chantemerle</title>
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				<updated>2014-11-17T13:07:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Sainte-Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Patrimoine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'habitat à Chantemerle de la Préhistoire à nos jours==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chateau de chantemerle.JPG|350px|right|thumb|Le Château de Chantemerle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site de Chantemerle occupe une place privilégiée en surplomb de la Sèvre. Cette situation géographique lui a valu une occupation ancienne dès la préhistoire. Le plus ancien outil de la région niortaise y a d’ailleurs été découvert tout près d’ici, il est daté de 60 000 ans avant notre ère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La découverte au XIXème siècle de traces gallo-romaines montre une continuité dans l’occupation des lieux jusqu’aux temps modernes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moulin et la métairie de Compéré en contrebas sont mentionnés dans les ouvrages dès 1299. On sait que l’activité du moulin à 2 roues de Compéré est encore importante au 18ème siècle. A cette époque, il est probable mais non vérifié qu’il existait une propriété de grande taille à l’emplacement même du château actuel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le site actuel de Chantemerle'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construit au XIXème siècle, cette ancienne propriété agricole (activité d’élevage et de culture) comprend un parc et des espaces à cultiver, une orangerie, une serre et de remarquables bâtiments agricoles. A l’époque, cette façon de penser l’organisation des fermes est nouvelle et est à rattacher aux grands mouvements industriels de rationalisation auxquels on assiste dès le milieu du XIXème siècle. Il s’agit à ce moment-là de se préoccuper à la fois des aspects liés à l’hygiène, au confort des animaux et à l’esthétique des bâtiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du site et de ses composants font apparaître à la fois, la recherche d’une qualité de vie au contact de la nature fut-elle domestiquée, et un souci d’autosuffisance, visible par la présence d’une laiterie, d’une chambre froide (2ème sous-sol du château), d’un four à pain, etc, … Ces équipements permettaient la transformation et la consommation des produits du domaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette autonomie passe aussi par des équipements ingénieux tels que le château d’eau, le bélier (fonctionnant uniquement à la force de l’eau), la glacière, creusée dans la falaise calcaire où l’on y entreposait la neige fortement tassée et isolée de l’extérieur par de la paille de façon à pouvoir conserver des aliments et confectionner des sorbets et des glaces. Ce procédé est connu déjà sous l’ancien régime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le parc du château==&lt;br /&gt;
Sous l’influence du romantisme, du développement du goût pour la nature et des sciences naturelles et sous l’influence de l’Angleterre, on plante dans le parc des essences exotiques (rapportées des pays d’Outre-mer), on aménage les allées pour la promenade, on y construit des passerelles dans le goût italien et on y aménage des grottes pour la méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Architecture du château==&lt;br /&gt;
Nous ignorons le nom de l’architecte de ce château du XIXème siècle, modeste pastiche du XVIIème siècle. Le côté théâtral et les effets de surprise de l’art baroque sont recherchés. Le rôle décoratif de la travée centrale ornée de triple baie sur les 3 niveaux, agrémentés de guirlandes et de vases, d’un balcon soutenu par des consoles sculptées, rompt la monotonie de la façade. Le plus spectaculaire reste sans doute les quatre fausses tours d’angle marquées par un ressaut qui donne à ce château de taille modeste toute l’ampleur et le prestige des grands monuments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ses propriétaires==&lt;br /&gt;
En 1318, le Roi Philippe V Le Long convoqua, dans le cadre du devoir d'aide et de conseil, plusieurs de ses vassaux poitevins dont un certain Guillaume Chabot, seigneur de Chantemerle. S'agit-il du propriétaire du château ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1990, le château de Chantemerle est la propriété de la ville de Niort. Pour financer l'achat du château, la ville vendit, dans les années 80, le terrain de la colonie de vacances de Coquereau sur l’île de Ré, dont elle était propriétaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Projets de développement== &lt;br /&gt;
[[Fichier:Le château de Chantemerle.JPG|350px|right|thumb|Château de Chantemerle sous la neige]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les années 80 de nombreux projets d’aménagement du château Chantemerle ont été évoqués mais rare sont ceux qui ont abouti. On peut tout de même observer une effervescence autour du lieu avec une envie de voir celui-ci mis en valeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dans les années 80 : Un projet de création d’un centre de réinsertion professionnelle pour handicapés est proposé. &lt;br /&gt;
*1990 : Création d’une fête autour de la musique au château.&lt;br /&gt;
*1991 : Etude sur la création d’un conservatoire de l’éducation et des techniques pédagogiques au château. &lt;br /&gt;
*26 août 1994 : Inauguration du centre de loisirs municipal.&lt;br /&gt;
*Début des années 2000 : On prévoit d’accueillir la Maison de l’environnement au château Chantemerle. &lt;br /&gt;
*2006 : On évoque la création d’une maison de retraite ou d’un hôtel de luxe. &lt;br /&gt;
*2011 : Un projet d’ouverture du parc au public est à l’étude avec un camping et un parcours d’accrobranches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le château est aujourd'hui occupé par un centre de loisirs municipal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
*Archive municipale de Niort&lt;br /&gt;
*Coupures de journaux (Le Courrier de l’Ouest et la Nouvelle République) conservées aux Archives Municipales&lt;br /&gt;
*Etude réalisée dans le cadre de la création du chemin communal du 3ème millénaire&lt;br /&gt;
*[[Niort il y a 100 ans en cartes postales anciennes]]&lt;br /&gt;
*www.niortmaraispoitevin.com&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Ch%C3%A2teau_de_Chantemerle&amp;diff=7005</id>
		<title>Château de Chantemerle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Ch%C3%A2teau_de_Chantemerle&amp;diff=7005"/>
				<updated>2014-11-17T13:06:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : /* L'habitat à Chantemerle de la Préhistoire à nos jours */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Sainte-Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Patrimoine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'habitat à Chantemerle de la Préhistoire à nos jours==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chateau de chantemerle.JPG|350px|right|thumb|Le Château de Chantemerle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le château de Chantemerle.JPG|350px|right|thumb|Château de Chantemerle sous la neige]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site de Chantemerle occupe une place privilégiée en surplomb de la Sèvre. Cette situation géographique lui a valu une occupation ancienne dès la préhistoire. Le plus ancien outil de la région niortaise y a d’ailleurs été découvert tout près d’ici, il est daté de 60 000 ans avant notre ère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La découverte au XIXème siècle de traces gallo-romaines montre une continuité dans l’occupation des lieux jusqu’aux temps modernes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moulin et la métairie de Compéré en contrebas sont mentionnés dans les ouvrages dès 1299. On sait que l’activité du moulin à 2 roues de Compéré est encore importante au 18ème siècle. A cette époque, il est probable mais non vérifié qu’il existait une propriété de grande taille à l’emplacement même du château actuel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le site actuel de Chantemerle'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construit au XIXème siècle, cette ancienne propriété agricole (activité d’élevage et de culture) comprend un parc et des espaces à cultiver, une orangerie, une serre et de remarquables bâtiments agricoles. A l’époque, cette façon de penser l’organisation des fermes est nouvelle et est à rattacher aux grands mouvements industriels de rationalisation auxquels on assiste dès le milieu du XIXème siècle. Il s’agit à ce moment-là de se préoccuper à la fois des aspects liés à l’hygiène, au confort des animaux et à l’esthétique des bâtiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du site et de ses composants font apparaître à la fois, la recherche d’une qualité de vie au contact de la nature fut-elle domestiquée, et un souci d’autosuffisance, visible par la présence d’une laiterie, d’une chambre froide (2ème sous-sol du château), d’un four à pain, etc, … Ces équipements permettaient la transformation et la consommation des produits du domaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette autonomie passe aussi par des équipements ingénieux tels que le château d’eau, le bélier (fonctionnant uniquement à la force de l’eau), la glacière, creusée dans la falaise calcaire où l’on y entreposait la neige fortement tassée et isolée de l’extérieur par de la paille de façon à pouvoir conserver des aliments et confectionner des sorbets et des glaces. Ce procédé est connu déjà sous l’ancien régime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le parc du château==&lt;br /&gt;
Sous l’influence du romantisme, du développement du goût pour la nature et des sciences naturelles et sous l’influence de l’Angleterre, on plante dans le parc des essences exotiques (rapportées des pays d’Outre-mer), on aménage les allées pour la promenade, on y construit des passerelles dans le goût italien et on y aménage des grottes pour la méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Architecture du château==&lt;br /&gt;
Nous ignorons le nom de l’architecte de ce château du XIXème siècle, modeste pastiche du XVIIème siècle. Le côté théâtral et les effets de surprise de l’art baroque sont recherchés. Le rôle décoratif de la travée centrale ornée de triple baie sur les 3 niveaux, agrémentés de guirlandes et de vases, d’un balcon soutenu par des consoles sculptées, rompt la monotonie de la façade. Le plus spectaculaire reste sans doute les quatre fausses tours d’angle marquées par un ressaut qui donne à ce château de taille modeste toute l’ampleur et le prestige des grands monuments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ses propriétaires==&lt;br /&gt;
En 1318, le Roi Philippe V Le Long convoqua, dans le cadre du devoir d'aide et de conseil, plusieurs de ses vassaux poitevins dont un certain Guillaume Chabot, seigneur de Chantemerle. S'agit-il du propriétaire du château ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1990, le château de Chantemerle est la propriété de la ville de Niort. Pour financer l'achat du château, la ville vendit, dans les années 80, le terrain de la colonie de vacances de Coquereau sur l’île de Ré, dont elle était propriétaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Projets de développement== &lt;br /&gt;
Depuis les années 80 de nombreux projets d’aménagement du château Chantemerle ont été évoqués mais rare sont ceux qui ont abouti. On peut tout de même observer une effervescence autour du lieu avec une envie de voir celui-ci mis en valeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dans les années 80 : Un projet de création d’un centre de réinsertion professionnelle pour handicapés est proposé. &lt;br /&gt;
*1990 : Création d’une fête autour de la musique au château.&lt;br /&gt;
*1991 : Etude sur la création d’un conservatoire de l’éducation et des techniques pédagogiques au château. &lt;br /&gt;
*26 août 1994 : Inauguration du centre de loisirs municipal.&lt;br /&gt;
*Début des années 2000 : On prévoit d’accueillir la Maison de l’environnement au château Chantemerle. &lt;br /&gt;
*2006 : On évoque la création d’une maison de retraite ou d’un hôtel de luxe. &lt;br /&gt;
*2011 : Un projet d’ouverture du parc au public est à l’étude avec un camping et un parcours d’accrobranches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le château est aujourd'hui occupé par un centre de loisirs municipal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
*Archive municipale de Niort&lt;br /&gt;
*Coupures de journaux (Le Courrier de l’Ouest et la Nouvelle République) conservées aux Archives Municipales&lt;br /&gt;
*Etude réalisée dans le cadre de la création du chemin communal du 3ème millénaire&lt;br /&gt;
*[[Niort il y a 100 ans en cartes postales anciennes]]&lt;br /&gt;
*www.niortmaraispoitevin.com&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Ch%C3%A2teau_de_Chantemerle&amp;diff=7004</id>
		<title>Château de Chantemerle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Ch%C3%A2teau_de_Chantemerle&amp;diff=7004"/>
				<updated>2014-11-17T13:04:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : /* Sources */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Sainte-Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Patrimoine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'habitat à Chantemerle de la Préhistoire à nos jours==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chateau de chantemerle.JPG|350px|right|thumb|Le Château de Chantemerle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le château de Chantemerle.JPG|350px|right|thumb|Château de Chantemerle sous la neige]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site de Chantemerle occupe une place privilégiée en surplomb de la Sèvre. Cette situation géographique lui a valu une occupation ancienne dès la préhistoire. Le plus ancien outil de la région niortaise y a d’ailleurs été découvert tout près d’ici, il est daté de 60 000 ans avant notre ère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La découverte au XIXème siècle de traces gallo-romaines montre une continuité dans l’occupation des lieux jusqu’aux temps modernes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moulin et la métairie de Compéré en contrebas sont mentionnés dans les ouvrages dès 1299. On sait que l’activité du moulin à 2 roues de Compéré est encore importante au 18ème siècle. A cette époque, il est probable mais non vérifié qu’il existait une propriété de grande taille à l’emplacement même du château actuel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le site actuel de Chantemerle'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construit au XIXème siècle, cette ancienne propriété agricole (activité d’élevage et de culture) comprend un parc et des espaces à cultiver, une orangerie, une serre et de remarquables bâtiments agricoles. A l’époque, cette façon de penser l’organisation des fermes est nouvelle et est à rattacher aux grands mouvements industriels de rationalisation auxquels on assiste dès le milieu du XIXème siècle. Il s’agit à ce moment-là de se préoccuper à la fois des aspects liés à l’hygiène, au confort des animaux et à l’esthétique des bâtiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du site et de ses composants font apparaître à la fois, la recherche d’une qualité de vie au contact de la nature fut-elle domestiquée, et un souci d’autosuffisance, visible par la présence d’une laiterie, d’une chambre froide (2ème sous-sol du château), d’un four à pain, etc, … Ces équipements permettait la transformation et la consommation des produits du domaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette autonomie passe aussi par des équipements ingénieux tels que le château d’eau, le bélier (fonctionnant uniquement à la force de l’eau), la glacière, creusée dans la falaise calcaire où l’on y entreposait la neige fortement tassée et isolée de l’extérieur par de la paille de façon à pouvoir conserver des aliments et confectionner des sorbets et des glaces. Ce procédé est connu déjà sous l’ancien régime. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le parc du château==&lt;br /&gt;
Sous l’influence du romantisme, du développement du goût pour la nature et des sciences naturelles et sous l’influence de l’Angleterre, on plante dans le parc des essences exotiques (rapportées des pays d’Outre-mer), on aménage les allées pour la promenade, on y construit des passerelles dans le goût italien et on y aménage des grottes pour la méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Architecture du château==&lt;br /&gt;
Nous ignorons le nom de l’architecte de ce château du XIXème siècle, modeste pastiche du XVIIème siècle. Le côté théâtral et les effets de surprise de l’art baroque sont recherchés. Le rôle décoratif de la travée centrale ornée de triple baie sur les 3 niveaux, agrémentés de guirlandes et de vases, d’un balcon soutenu par des consoles sculptées, rompt la monotonie de la façade. Le plus spectaculaire reste sans doute les quatre fausses tours d’angle marquées par un ressaut qui donne à ce château de taille modeste toute l’ampleur et le prestige des grands monuments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ses propriétaires==&lt;br /&gt;
En 1318, le Roi Philippe V Le Long convoqua, dans le cadre du devoir d'aide et de conseil, plusieurs de ses vassaux poitevins dont un certain Guillaume Chabot, seigneur de Chantemerle. S'agit-il du propriétaire du château ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1990, le château de Chantemerle est la propriété de la ville de Niort. Pour financer l'achat du château, la ville vendit, dans les années 80, le terrain de la colonie de vacances de Coquereau sur l’île de Ré, dont elle était propriétaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Projets de développement== &lt;br /&gt;
Depuis les années 80 de nombreux projets d’aménagement du château Chantemerle ont été évoqués mais rare sont ceux qui ont abouti. On peut tout de même observer une effervescence autour du lieu avec une envie de voir celui-ci mis en valeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dans les années 80 : Un projet de création d’un centre de réinsertion professionnelle pour handicapés est proposé. &lt;br /&gt;
*1990 : Création d’une fête autour de la musique au château.&lt;br /&gt;
*1991 : Etude sur la création d’un conservatoire de l’éducation et des techniques pédagogiques au château. &lt;br /&gt;
*26 août 1994 : Inauguration du centre de loisirs municipal.&lt;br /&gt;
*Début des années 2000 : On prévoit d’accueillir la Maison de l’environnement au château Chantemerle. &lt;br /&gt;
*2006 : On évoque la création d’une maison de retraite ou d’un hôtel de luxe. &lt;br /&gt;
*2011 : Un projet d’ouverture du parc au public est à l’étude avec un camping et un parcours d’accrobranches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le château est aujourd'hui occupé par un centre de loisirs municipal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
*Archive municipale de Niort&lt;br /&gt;
*Coupures de journaux (Le Courrier de l’Ouest et la Nouvelle République) conservées aux Archives Municipales&lt;br /&gt;
*Etude réalisée dans le cadre de la création du chemin communal du 3ème millénaire&lt;br /&gt;
*[[Niort il y a 100 ans en cartes postales anciennes]]&lt;br /&gt;
*www.niortmaraispoitevin.com&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Ch%C3%A2teau_de_Chantemerle&amp;diff=7003</id>
		<title>Château de Chantemerle</title>
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				<updated>2014-11-17T13:04:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Sainte-Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Patrimoine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'habitat à Chantemerle de la Préhistoire à nos jours==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Chateau de chantemerle.JPG|350px|right|thumb|Le Château de Chantemerle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le château de Chantemerle.JPG|350px|right|thumb|Château de Chantemerle sous la neige]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site de Chantemerle occupe une place privilégiée en surplomb de la Sèvre. Cette situation géographique lui a valu une occupation ancienne dès la préhistoire. Le plus ancien outil de la région niortaise y a d’ailleurs été découvert tout près d’ici, il est daté de 60 000 ans avant notre ère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La découverte au XIXème siècle de traces gallo-romaines montre une continuité dans l’occupation des lieux jusqu’aux temps modernes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moulin et la métairie de Compéré en contrebas sont mentionnés dans les ouvrages dès 1299. On sait que l’activité du moulin à 2 roues de Compéré est encore importante au 18ème siècle. A cette époque, il est probable mais non vérifié qu’il existait une propriété de grande taille à l’emplacement même du château actuel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le site actuel de Chantemerle'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Construit au XIXème siècle, cette ancienne propriété agricole (activité d’élevage et de culture) comprend un parc et des espaces à cultiver, une orangerie, une serre et de remarquables bâtiments agricoles. A l’époque, cette façon de penser l’organisation des fermes est nouvelle et est à rattacher aux grands mouvements industriels de rationalisation auxquels on assiste dès le milieu du XIXème siècle. Il s’agit à ce moment-là de se préoccuper à la fois des aspects liés à l’hygiène, au confort des animaux et à l’esthétique des bâtiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation du site et de ses composants font apparaître à la fois, la recherche d’une qualité de vie au contact de la nature fut-elle domestiquée, et un souci d’autosuffisance, visible par la présence d’une laiterie, d’une chambre froide (2ème sous-sol du château), d’un four à pain, etc, … Ces équipements permettait la transformation et la consommation des produits du domaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette autonomie passe aussi par des équipements ingénieux tels que le château d’eau, le bélier (fonctionnant uniquement à la force de l’eau), la glacière, creusée dans la falaise calcaire où l’on y entreposait la neige fortement tassée et isolée de l’extérieur par de la paille de façon à pouvoir conserver des aliments et confectionner des sorbets et des glaces. Ce procédé est connu déjà sous l’ancien régime. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le parc du château==&lt;br /&gt;
Sous l’influence du romantisme, du développement du goût pour la nature et des sciences naturelles et sous l’influence de l’Angleterre, on plante dans le parc des essences exotiques (rapportées des pays d’Outre-mer), on aménage les allées pour la promenade, on y construit des passerelles dans le goût italien et on y aménage des grottes pour la méditation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Architecture du château==&lt;br /&gt;
Nous ignorons le nom de l’architecte de ce château du XIXème siècle, modeste pastiche du XVIIème siècle. Le côté théâtral et les effets de surprise de l’art baroque sont recherchés. Le rôle décoratif de la travée centrale ornée de triple baie sur les 3 niveaux, agrémentés de guirlandes et de vases, d’un balcon soutenu par des consoles sculptées, rompt la monotonie de la façade. Le plus spectaculaire reste sans doute les quatre fausses tours d’angle marquées par un ressaut qui donne à ce château de taille modeste toute l’ampleur et le prestige des grands monuments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ses propriétaires==&lt;br /&gt;
En 1318, le Roi Philippe V Le Long convoqua, dans le cadre du devoir d'aide et de conseil, plusieurs de ses vassaux poitevins dont un certain Guillaume Chabot, seigneur de Chantemerle. S'agit-il du propriétaire du château ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1990, le château de Chantemerle est la propriété de la ville de Niort. Pour financer l'achat du château, la ville vendit, dans les années 80, le terrain de la colonie de vacances de Coquereau sur l’île de Ré, dont elle était propriétaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Projets de développement== &lt;br /&gt;
Depuis les années 80 de nombreux projets d’aménagement du château Chantemerle ont été évoqués mais rare sont ceux qui ont abouti. On peut tout de même observer une effervescence autour du lieu avec une envie de voir celui-ci mis en valeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dans les années 80 : Un projet de création d’un centre de réinsertion professionnelle pour handicapés est proposé. &lt;br /&gt;
*1990 : Création d’une fête autour de la musique au château.&lt;br /&gt;
*1991 : Etude sur la création d’un conservatoire de l’éducation et des techniques pédagogiques au château. &lt;br /&gt;
*26 août 1994 : Inauguration du centre de loisirs municipal.&lt;br /&gt;
*Début des années 2000 : On prévoit d’accueillir la Maison de l’environnement au château Chantemerle. &lt;br /&gt;
*2006 : On évoque la création d’une maison de retraite ou d’un hôtel de luxe. &lt;br /&gt;
*2011 : Un projet d’ouverture du parc au public est à l’étude avec un camping et un parcours d’accrobranches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le château est aujourd'hui occupé par un centre de loisirs municipal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
*Archive municipale de Niort&lt;br /&gt;
*Coupures de journaux (Le Courrier de l’Ouest et la Nouvelle République) conservées aux Archives &lt;br /&gt;
Municipales&lt;br /&gt;
*Etude réalisée dans le cadre de la création du chemin communal du 3ème millénaire&lt;br /&gt;
*[[Niort il y a 100 ans en cartes postales anciennes]]&lt;br /&gt;
*www.niortmaraispoitevin.com&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Fichier:Extrait_d%27article_du_Courrier_de_l%27Ouest,_juin_1956_-_La_relique_de_Sainte_Pezenne_2.jpg&amp;diff=7001</id>
		<title>Fichier:Extrait d'article du Courrier de l'Ouest, juin 1956 - La relique de Sainte Pezenne 2.jpg</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

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		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Fichier:Le_reliquaire_de_Sainte-Pezenne.jpg&amp;diff=6999</id>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : a photo&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Source de la photo :&lt;br /&gt;
sur le site Geneanet, page de Claire IAFRATE :&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les métiers de mes ancêtres&amp;quot;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Source de la photo :&lt;br /&gt;
Les vieux métiers et commerces à Olloix&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

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&lt;hr /&gt;
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&lt;hr /&gt;
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

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		<title>Souvenirs de La jeune femme de Monsieur René</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Sainte-Pezenne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Témoignage de La jeune femme de Monsieur René''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''(Recueilli en 1998 par « Les enquêteurs de la mémoire »)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne suis pas native de Sainte-Pezenne. Arrivée il y a plus de cinquante ans et présentée alors aux Pexinois comme « la jeune femme de Monsieur René » (ce qui m’évitera d’avoir à signer ces quelques lignes, les vieux Pexinois m’ayant dès lors identifié), puis-je dire que je me sens bien devenue moi-même Pexinoise. Je l’espère du moins ayant alors épousé un « pur produit » de votre terre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Que de souvenirs !''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et tout d’abord mon arrivée par ce qui est devenu depuis la « rue » de l’Hometrou, entre les murs qui me semblaient bien peu accueillants, pour découvrir bientôt quelle jolie vue sur les bords de la Sèvre ils nous cachaient (et nous cachent d’ailleurs encore). &lt;br /&gt;
L’accueil de cette communauté, l’ambiance de ce village, moi qui avait toujours été citadine m’a surpris. Tout le monde se connaissait et me connaissait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les animations du village'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait beaucoup de ce que l’on appelle aujourd’hui « animation ». Le théâtre, d’abord : une troupe d’amateurs talentueux dont je tairai le nom des « vedettes » pour ne pas les faire rougir. Cette troupe n’hésitait pas, sous l’égide de notre bon curé Maurice et sous la direction de Monsieur Neau, metteur en scène dévoué et exigeant, à se lancer dans le théâtre classique au dans le mélodrame, comme « les mystères de Paris ».&lt;br /&gt;
La troupe participera dans les années 60 à un grand spectacle au Donjon de Niort. Mon époux y tenait le rôle de Du Guesclin et devait chaque jour se rendre maître d’un cheval fougueux ! Tous ces acteurs ont aussi monté un grand spectacle qui a marqué à Burbaillon l’accueil des reliques de Sainte-Pezenne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et il y avait les kermesses au Labyrinthe  avec les attractions traditionnelles : pêche à la ligne, etc … et les diners champêtres qui les suivaient, et les processions avec les reposoirs et les mosaïques de fleurs dans les rues et les allées, et celles du 15 août, le soir, à la lueur des cierges jusqu’à une petite « grotte de Lourdes ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les figures de Sainte-Pezenne'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs figures m’ont spécialement marqué et laissé un souvenir attendri. D’abord Madame Beguin ; l’épouse de l’archiviste qui a écrit un petit fascicule sur l’histoire de Sainte-Pezenne. Elle avait organisé les Heures d’amitié où de réelles, fortes et durables amitiés se sont effectivement liées et dont certains « trucs » ou recettes échangés me servent toujours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis ma merveilleuse voisine, Madame Vincendeau, dont le dévouement et la gentillesse ainsi que le joli parler que j’ai découvert grâce à elle ne peuvent s’oublier. Elle allait chaque jeudi, comme beaucoup d’autres femmes d’ici, vendre au marché de Niort les légumes de son jardin. Et elle faisait du lait de ses chèvres de délicieux fromages qu’elle faisait sécher sur des feuilles de platanes. Très patiente avec les enfants, elle leur permettait de caresser les jolies chevreaux que l’on sacrifiait ensuite pour les cuisiner à l’ail nouveau, ou de donner à manger à ses lapins, qu’elle tuait et dépouillait ensuite pour nous les vendre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On allait chaque matin chercher le lait juste trait à la ferme de Monsieur Giraud, dont les vaches traversaient chaque jour les rues du bourg … ''Où passeraient-elles aujourd’hui ?'' Il y avait à cette époque à Sainte-Pezenne plusieurs grosses fermes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On achetait son pain chez Madame Crépelière qui cuisait pour tout le village les tomates farcies et les rotis du dimanche et les fameuses galettes Pexinoises  traditionnelles lors des fêtes et des premières communions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ménagères faisaient leurs courses (et papotaient !) chez Madame et Monsieur Thibeaudeau ou chez Madame Largeas. Là on pouvait aussi boire un verre. Monsieur Largeas et son frère livraient aussi le charbon. Et bien sûr, pas question pour ces commerces du fermer le dimanche !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Tout cela est bien loin ! Sainte-Pezenne a évolué, c’est devenu un quartier de Niort mais on nous a laissé notre Mairie et notre bureau de poste.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C’est notre quartier, certes, mais pour nous cela restera toujours malgré tout « notre village » !''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Caf%C3%A9_O20100O_(Sainte-Pezenne)&amp;diff=3607</id>
		<title>Café O20100O (Sainte-Pezenne)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Caf%C3%A9_O20100O_(Sainte-Pezenne)&amp;diff=3607"/>
				<updated>2014-01-19T20:42:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Image:0201000_wiki.jpg|thumb|left|Notre café, à Ste Pezenne en 1935]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Témoignage de M. Léonce Passebon''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ancien cafetier &amp;quot;Au vin sans eau&amp;quot; ( 0 - 20 - 100-0 -)&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''(témoignage recueilli en 1992 par « Les enquêteurs de la mémoire »)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis né en 1909 au Moulin de Mauzais, non loin du Château Salbart. Aîné de trois enfants, un frère et une soeur, je suis allé à l'école à Echiré. Mes distractions étaient la chasse et la pêche. Mon père travaillait comme minotier à Moulin Neuf pour le compte de M, Pichard de Bordeaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'avais 14 ans en 1923 quand mes parents vinrent s'installer au Café de Ste Pezenne. &lt;br /&gt;
A cette époque, il n'y avait pas l'eau au robinet. Nous avions une très grande citerne (la rumeur disait qu'elle pouvait contenir 800 barriques) alimentée par l'eau de pluie tombant des toits, et nous buvions cette eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y avait aucune commodité sanitaire ; nous allions au &amp;quot;petit coin&amp;quot; au chalet d'aisance au fond du jardin avec un bloc de papier découpé dans le journal. Quand la fosse était pleine, la vidange était épandue dans les champs et jardins ; nous avions des récoltes superbes, jusqu'au jour où nous avons utilisé des produits d'hygiène. &lt;br /&gt;
Au Café nous avions pris la suite de M. Reix. Le nom de l'enseigne du Café a été trouvé par le garde-champêtre. &lt;br /&gt;
Il ne se faisait que peu de débit ; quelques fois 1 litre de vin par jour. &lt;br /&gt;
Mon père faisait des petits travaux, puis des roulages pour la Commune lors de l'installation de l'eau en 1933. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face au Café,  il y avait le pressoir à huile, tenu par M. Poulard, et un peu plus loin le maréchal, M. Roulleau. La Poste se trouvait dans le virage, un peu en dessous en allant vers la Rue du Moulin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 14 ans j'ai travaillé dans une chamoiserie qui se trouvait vers la pharmacie actuelle Avenue de Lattre au niveau des ponts. J'y suis resté un an ; j'en ai gardé un mauvais souvenir : c'était sale, toujours dans l'eau et très froid l'hiver. Puis j'ai été domestique : à St Rémy, à Mursay, au Moulin Neuf. Puis j'ai fait des fagots de bois payés 10 sous la pièce. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre temps mes parents ont acheté le Café. Ensuite j'ai fait mon service militaire, durée légale (1an) plus un an supplémentaire au Maroc pour la guerre du Rif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis marié en 1933 : mon épouse est originaire de Brioux. Nous avons eu une fille. Nous avons pris le Café à notre compte en 1935. Mon épouse tenait le Café ; outre le service habituel où les gens venaient boire un verre de vin, un Pernod ou un Quinquina nous avons fait quelques mariages. &lt;br /&gt;
Puis la guerre est arrivée en 1939. Je suis resté prisonnier 5 ans. &lt;br /&gt;
Au début de la guerre mon épouse, restée seule, donnait à manger aux réfugiés qui arrivaient par cars entiers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la guerre le maire était M. Lambert. Je faisais des travaux de roulage, cylindrage, vidange. J'avais acheté une carrière où je tirais du sable à Sèche Bec vers la déchetterie actuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour m'aider dans ce travail, j'employais M. Fouquet, un genre de sans logis de l'époque qui avait élu domicile chez M. Pillier rue du Dixième. Il avait un esprit fertile et avait rédigé quelques pensées sur son travail :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ecoutez la prière d'un pauvre abandonné, &lt;br /&gt;
Travaillant dans les carrières depuis de nombreuses années, &lt;br /&gt;
Travaillant pour la Commune ! n'ai jamais gagné une tune, &lt;br /&gt;
Travaillant pour les patrons n'ai jamais gagné beaucoup d'argent &lt;br /&gt;
La chouette et la chauve-souris sont mes meilleures compagnies, &lt;br /&gt;
Le ciel est ma maison, la terre c'est mon lit ; &lt;br /&gt;
Travaillant dans les carrières, dans le trou que j'ai creusé, &lt;br /&gt;
Laissez-moi m'y reposer pour l'éternité, &lt;br /&gt;
''Et nul ne passera à côté du tombeau fleuri sans laisser un regard attendri. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
A toutes et à tous ceux qui viennent voir le tombeau fleuri, &lt;br /&gt;
J'ai fait écrire : &amp;quot; Merci &amp;quot;.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Café &amp;quot;Passebon&amp;quot;''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'était le Siège Social de la Société de football ; ce qui apportait une grande animation à Ste Pezenne. Sitôt les matchs du Dimanche terminés, tous les initiés se ruaient au café pour se détendre après l'effort, se désaltérer, faire la partie de cartes etc.. .&lt;br /&gt;
Léa faisait la soupe à l'oignon, Léonce débouchait les bonnes bouteilles . Les soirées se terminaient assez tard. &lt;br /&gt;
Ce fut l'heureux temps ...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Charron-forgeron_%C3%A0_Sainte-Pezenne&amp;diff=3606</id>
		<title>Charron-forgeron à Sainte-Pezenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Charron-forgeron_%C3%A0_Sainte-Pezenne&amp;diff=3606"/>
				<updated>2014-01-19T20:42:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
'''Témoignage de Mme Cailleton''', à Ste Pezenne,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
recueilli en 2013 par ''Hier Ste Pezenne'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Merci à Mesdames Cailleton, Rimbaud, Timores, Vacher et Poiraud pour cet après-midi où elles ont pris le temps de partager avec nous quelques souvenirs de leur vie à Ste Pezenne''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''« Papa était charron forgeron »''' [[Le métier de charron-forgeron]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand mes parents sont arrivés ici (à Sainte Pezenne), papa était charron-forgeron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai un souvenir très précis : Il cerclait les roues des charrettes ;&lt;br /&gt;
il levait l’écorce des troncs d’arbre et ça servait pour chauffer les fers : il mettait 2 bouts de bois le long des ferrures ;  ils allumaient le feu et ça faisait un feu terrifiant !!&lt;br /&gt;
Quand le fer était rouge, il le prenait avec des grands crochets et il le transportait sur la roue en bois. Et aussitôt il y en avait un qui arrosait avec le tuyau ou l’arrosoir.  &lt;br /&gt;
C’était comme une fête pour nous, les enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut dire ce qui est : quand ils avaient des roues de charrettes à refaire, c’était comme un architecte maintenant qui bâtit une maison, c’était énorme comme travail. &lt;br /&gt;
Ce qu’il aimait bien faire aussi ''(comme les chars étaient souvent avec des bœufs)'' c’était remplacer les flèches des charrettes : c’était des travaux très importants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais la 4ème, il y en a eu 4 après moi : 8 enfants, on vivait avec très peu de choses, pratiquement en autarcie. J’ai jamais vu maman aller à la boucherie acheter un morceau de viande, ou c’était très très rare. &lt;br /&gt;
Et quand les grands parents de maman sont venus habiter avec nous, ma grand-mère a pris la maisonnée en charge. Elle a tout géré : le jardin, et, on avait des lapins, des canards, des poules, des oies, un cochon pendant la guerre. &lt;br /&gt;
Et on vivait bien ! ''« Vous n’étiez pas malheureux » ajoute une des dames présente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On n’avait pas de cadeaux extraordinaires à Noël. Moi, combien de fois je me suis contentée d’un ruban, d’une orange, ou… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Mais on était bien, on était content …'''''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Charron-forgeron_%C3%A0_Sainte-Pezenne&amp;diff=3605</id>
		<title>Charron-forgeron à Sainte-Pezenne</title>
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				<updated>2014-01-19T20:41:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
'''Témoignage de Mme Cailleton''', à Ste Pezenne,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
recueilli en 2013 par ''Hier Ste Pezenne'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Merci à Mesdames Cailleton, Rimbaud, Timores, Vacher et Poiraud pour cet après-midi où elles ont pris le temps de partager avec nous quelques souvenirs de leur vie à Ste Pezenne''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''« Papa était charron forgeron »''' [[Le métier de charron]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand mes parents sont arrivés ici (à Sainte Pezenne), papa était charron-forgeron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai un souvenir très précis : Il cerclait les roues des charrettes ;&lt;br /&gt;
il levait l’écorce des troncs d’arbre et ça servait pour chauffer les fers : il mettait 2 bouts de bois le long des ferrures ;  ils allumaient le feu et ça faisait un feu terrifiant !!&lt;br /&gt;
Quand le fer était rouge, il le prenait avec des grands crochets et il le transportait sur la roue en bois. Et aussitôt il y en avait un qui arrosait avec le tuyau ou l’arrosoir.  &lt;br /&gt;
C’était comme une fête pour nous, les enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut dire ce qui est : quand ils avaient des roues de charrettes à refaire, c’était comme un architecte maintenant qui bâtit une maison, c’était énorme comme travail. &lt;br /&gt;
Ce qu’il aimait bien faire aussi ''(comme les chars étaient souvent avec des bœufs)'' c’était remplacer les flèches des charrettes : c’était des travaux très importants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais la 4ème, il y en a eu 4 après moi : 8 enfants, on vivait avec très peu de choses, pratiquement en autarcie. J’ai jamais vu maman aller à la boucherie acheter un morceau de viande, ou c’était très très rare. &lt;br /&gt;
Et quand les grands parents de maman sont venus habiter avec nous, ma grand-mère a pris la maisonnée en charge. Elle a tout géré : le jardin, et, on avait des lapins, des canards, des poules, des oies, un cochon pendant la guerre. &lt;br /&gt;
Et on vivait bien ! ''« Vous n’étiez pas malheureux » ajoute une des dames présente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On n’avait pas de cadeaux extraordinaires à Noël. Moi, combien de fois je me suis contentée d’un ruban, d’une orange, ou… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Mais on était bien, on était content …'''''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Je_me_souviens_Ste_Pezenne_en_1925&amp;diff=3604</id>
		<title>Je me souviens Ste Pezenne en 1925</title>
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				<updated>2014-01-19T20:41:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Je me souviens&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Année 1925 - Jean Prunier habitant à Girassac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Voici en quelques lignes la vie de mon village dans mon enfance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Aucun moyen de transport autre que le char à bancs attelé d’un cheval qui servait en même temps pour le travail. Mes parents allaient au marché toutes les semaines, vendre leurs produits de la ferme. Avec cet argent, ma mère achetait de quoi nous vêtir. Elle n’oubliait jamais de nous apporter une petite gâterie que l’on appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis venaient les périodes d’hiver, lorsque le village avait rentré sa récolte,  je me souviens  d’avoir passé des veillées, tous réunis, à effeuiller des « garouilles » (maïs), soirées qui se passaient gaiement. Tout le monde avait une histoire drôle à raconter, ce qui favorisait que la soirée passait vite, tout en travaillant.&lt;br /&gt;
Les sorties se faisaient rares car nous étions à l’écart de tous les bourgs (St-Rémy, St-Liguaire, Ste-Pezenne). Ce qui nous réunissait bien souvent, c’était la cuisine au cochon avec toute la famille et les amis qui venaient manger la tête au cochon et les boudins, ce qui provoquait des rencontres entre jeunes et anciens et tout le monde appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas facile pour aller à l’école. On ne commençait pas avant six ans, nous allions à pied, distance de quatre kilomètres. Nous étions vraiment défavorisés à côté de nos copains qui vivaient dans le bourg, car il fallait partir à tous les temps. L’hiver c’était pénible. Bien souvent chaussés de galoches qui nous blessaient avec des engelures. En arrivant, nous trouvions la classe non chauffée car en général, les élèves étaient de corvée pour garnir le poêle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vint le temps où nous commencions à sortir. Les parents nous achetaient une bicyclette pour pouvoir sortir en balade autour de chez nous. On aimait partir en bande entre copains. Bien souvent les filles venaient au bal le soir, accompagnées de leur mère.&lt;br /&gt;
Puis vint la guerre qui bouleversa tout ça. Bien des familles se trouvaient dans la peine et l’inquiétude. Privations de toute nature : on sortait un peu en cachette, on se distrayait comme on pouvait, on se retrouvait en petites bandes pour organiser un petit bal dans un grenier, à l’écart du bourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vint la fin de cette terrible guerre, puis peu d’années après, le modernisme est arrivé à une vitesse galopante sur tout point de vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mais, sommes-nous plus heureux que dans notre bon vieux temps ?&lt;br /&gt;
''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Charron-forgeron_%C3%A0_Sainte-Pezenne&amp;diff=3603</id>
		<title>Charron-forgeron à Sainte-Pezenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Charron-forgeron_%C3%A0_Sainte-Pezenne&amp;diff=3603"/>
				<updated>2014-01-19T20:39:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Sainte-Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
'''Témoignage de Mme Cailleton''', à Ste Pezenne,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
recueilli en 2013 par ''Hier Ste Pezenne'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Merci à Mesdames Cailleton, Rimbaud, Timores, Vacher et Poiraud pour cet après-midi où elles ont pris le temps de partager avec nous quelques souvenirs de leur vie à Ste Pezenne''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''« Papa était charron forgeron »''' [[Le métier de charron]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand mes parents sont arrivés ici (à Sainte Pezenne), papa était charron-forgeron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai un souvenir très précis : Il cerclait les roues des charrettes ;&lt;br /&gt;
il levait l’écorce des troncs d’arbre et ça servait pour chauffer les fers : il mettait 2 bouts de bois le long des ferrures ;  ils allumaient le feu et ça faisait un feu terrifiant !!&lt;br /&gt;
Quand le fer était rouge, il le prenait avec des grands crochets et il le transportait sur la roue en bois. Et aussitôt il y en avait un qui arrosait avec le tuyau ou l’arrosoir.  &lt;br /&gt;
C’était comme une fête pour nous, les enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut dire ce qui est : quand ils avaient des roues de charrettes à refaire, c’était comme un architecte maintenant qui bâtit une maison, c’était énorme comme travail. &lt;br /&gt;
Ce qu’il aimait bien faire aussi ''(comme les chars étaient souvent avec des bœufs)'' c’était remplacer les flèches des charrettes : c’était des travaux très importants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais la 4ème, il y en a eu 4 après moi : 8 enfants, on vivait avec très peu de choses, pratiquement en autarcie. J’ai jamais vu maman aller à la boucherie acheter un morceau de viande, ou c’était très très rare. &lt;br /&gt;
Et quand les grands parents de maman sont venus habiter avec nous, ma grand-mère a pris la maisonnée en charge. Elle a tout géré : le jardin, et, on avait des lapins, des canards, des poules, des oies, un cochon pendant la guerre. &lt;br /&gt;
Et on vivait bien ! ''« Vous n’étiez pas malheureux » ajoute une des dames présente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On n’avait pas de cadeaux extraordinaires à Noël. Moi, combien de fois je me suis contentée d’un ruban, d’une orange, ou… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Mais on était bien, on était content …'''''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Charron-forgeron_%C3%A0_Sainte-Pezenne&amp;diff=3600</id>
		<title>Charron-forgeron à Sainte-Pezenne</title>
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				<updated>2014-01-19T20:35:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : a déplacé Mon père était charron-forgeron vers Papa était charron-forgeron&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
'''Témoignage de Mme Cailleton''', à Ste Pezenne,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
recueilli en 2013 par ''Hier Ste Pezenne'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Merci à Mesdames Cailleton, Rimbaud, Timores, Vacher et Poiraud pour cet après-midi où elles ont pris le temps de partager avec nous quelques souvenirs de leur vie à Ste Pezenne''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''« Papa était charron forgeron »''' [[Le métier de charron]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand mes parents sont arrivés ici (à Sainte Pezenne), papa était charron-forgeron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai un souvenir très précis : Il cerclait les roues des charrettes ;&lt;br /&gt;
il levait l’écorce des troncs d’arbre et ça servait pour chauffer les fers : il mettait 2 bouts de bois le long des ferrures ;  ils allumaient le feu et ça faisait un feu terrifiant !!&lt;br /&gt;
Quand le fer était rouge, il le prenait avec des grands crochets et il le transportait sur la roue en bois. Et aussitôt il y en avait un qui arrosait avec le tuyau ou l’arrosoir.  &lt;br /&gt;
C’était comme une fête pour nous, les enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut dire ce qui est : quand ils avaient des roues de charrettes à refaire, c’était comme un architecte maintenant qui bâtit une maison, c’était énorme comme travail. &lt;br /&gt;
Ce qu’il aimait bien faire aussi ''(comme les chars étaient souvent avec des bœufs)'' c’était remplacer les flèches des charrettes : c’était des travaux très importants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais la 4ème, il y en a eu 4 après moi : 8 enfants, on vivait avec très peu de choses, pratiquement en autarcie. J’ai jamais vu maman aller à la boucherie acheter un morceau de viande, ou c’était très très rare. &lt;br /&gt;
Et quand les grands parents de maman sont venus habiter avec nous, ma grand-mère a pris la maisonnée en charge. Elle a tout géré : le jardin, et, on avait des lapins, des canards, des poules, des oies, un cochon pendant la guerre. &lt;br /&gt;
Et on vivait bien ! ''« Vous n’étiez pas malheureux » ajoute une des dames présente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On n’avait pas de cadeaux extraordinaires à Noël. Moi, combien de fois je me suis contentée d’un ruban, d’une orange, ou… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Mais on était bien, on était content …'''''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

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		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Charron-forgeron_%C3%A0_Sainte-Pezenne&amp;diff=3598</id>
		<title>Charron-forgeron à Sainte-Pezenne</title>
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				<updated>2014-01-19T20:34:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : Page créée avec « Catégorie:Hier Sainte Pezenne '''Témoignage de Mme Cailleton''', à Ste Pezenne,  recueilli en 2013 par ''Hier Ste Pezenne''    ''Merci à Mesdames Cailleton, Rimbaud, ... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
'''Témoignage de Mme Cailleton''', à Ste Pezenne,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
recueilli en 2013 par ''Hier Ste Pezenne'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Merci à Mesdames Cailleton, Rimbaud, Timores, Vacher et Poiraud pour cet après-midi où elles ont pris le temps de partager avec nous quelques souvenirs de leur vie à Ste Pezenne''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''« Papa était charron forgeron »''' [[Le métier de charron]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand mes parents sont arrivés ici (à Sainte Pezenne), papa était charron-forgeron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai un souvenir très précis : Il cerclait les roues des charrettes ;&lt;br /&gt;
il levait l’écorce des troncs d’arbre et ça servait pour chauffer les fers : il mettait 2 bouts de bois le long des ferrures ;  ils allumaient le feu et ça faisait un feu terrifiant !!&lt;br /&gt;
Quand le fer était rouge, il le prenait avec des grands crochets et il le transportait sur la roue en bois. Et aussitôt il y en avait un qui arrosait avec le tuyau ou l’arrosoir.  &lt;br /&gt;
C’était comme une fête pour nous, les enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut dire ce qui est : quand ils avaient des roues de charrettes à refaire, c’était comme un architecte maintenant qui bâtit une maison, c’était énorme comme travail. &lt;br /&gt;
Ce qu’il aimait bien faire aussi ''(comme les chars étaient souvent avec des bœufs)'' c’était remplacer les flèches des charrettes : c’était des travaux très importants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais la 4ème, il y en a eu 4 après moi : 8 enfants, on vivait avec très peu de choses, pratiquement en autarcie. J’ai jamais vu maman aller à la boucherie acheter un morceau de viande, ou c’était très très rare. &lt;br /&gt;
Et quand les grands parents de maman sont venus habiter avec nous, ma grand-mère a pris la maisonnée en charge. Elle a tout géré : le jardin, et, on avait des lapins, des canards, des poules, des oies, un cochon pendant la guerre. &lt;br /&gt;
Et on vivait bien ! ''« Vous n’étiez pas malheureux » ajoute une des dames présente''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On n’avait pas de cadeaux extraordinaires à Noël. Moi, combien de fois je me suis contentée d’un ruban, d’une orange, ou… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Mais on était bien, on était content …'''''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Caf%C3%A9_O20100O_(Sainte-Pezenne)&amp;diff=3594</id>
		<title>Café O20100O (Sainte-Pezenne)</title>
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				<updated>2014-01-19T19:48:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : a déplacé Taper le nom (article ou catégorie) vers Le café O20100O : oubli de nommer la page&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Image:0201000_wiki.jpg|thumb|left|Notre café, à Ste Pezenne en 1935]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Témoignage de M. Léonce Passebon''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ancien cafetier &amp;quot;Au vin sans eau&amp;quot; ( 0 - 20 - 100-0 -)&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''(témoignage recueilli en 1992 par « Les enquêteurs de la mémoire »)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis né en 1909 au Moulin de Mauzais, non loin du Château Salbart. Aîné de trois enfants, un frère et une soeur, je suis allé à l'école à Echiré. Mes distractions étaient la chasse et la pêche. Mon père travaillait comme minotier à Moulin Neuf pour le compte de M, Pichard de Bordeaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'avais 14 ans en 1923 quand mes parents vinrent s'installer au Café de Ste Pezenne. &lt;br /&gt;
A cette époque, il n'y avait pas l'eau au robinet. Nous avions une très grande citerne (la rumeur disait qu'elle pouvait contenir 800 barriques) alimentée par l'eau de pluie tombant des toits, et nous buvions cette eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y avait aucune commodité sanitaire ; nous allions au &amp;quot;petit coin&amp;quot; au chalet d'aisance au fond du jardin avec un bloc de papier découpé dans le journal. Quand la fosse était pleine, la vidange était épandue dans les champs et jardins ; nous avions des récoltes superbes, jusqu'au jour où nous avons utilisé des produits d'hygiène. &lt;br /&gt;
Au Café nous avions pris la suite de M. Reix. Le nom de l'enseigne du Café a été trouvé par le garde-champêtre. &lt;br /&gt;
Il ne se faisait que peu de débit ; quelques fois 1 litre de vin par jour. &lt;br /&gt;
Mon père faisait des petits travaux, puis des roulages pour la Commune lors de l'installation de l'eau en 1933. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face au Café,  il y avait le pressoir à huile, tenu par M. Poulard, et un peu plus loin le maréchal, M. Roulleau. La Poste se trouvait dans le virage, un peu en dessous en allant vers la Rue du Moulin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 14 ans j'ai travaillé dans une chamoiserie qui se trouvait vers la pharmacie actuelle Avenue de Lattre au niveau des ponts. J'y suis resté un an ; j'en ai gardé un mauvais souvenir : c'était sale, toujours dans l'eau et très froid l'hiver. Puis j'ai été domestique : à St Rémy, à Mursay, au Moulin Neuf. Puis j'ai fait des fagots de bois payés 10 sous la pièce. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre temps mes parents ont acheté le Café. Ensuite j'ai fait mon service militaire, durée légale (1an) plus un an supplémentaire au Maroc pour la guerre du Rif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis marié en 1933 : mon épouse est originaire de Brioux. Nous avons eu une fille. Nous avons pris le Café à notre compte en 1935. Mon épouse tenait le Café ; outre le service habituel où les gens venaient boire un verre de vin, un Pernod ou un Quinquina nous avons fait quelques mariages. &lt;br /&gt;
Puis la guerre est arrivée en 1939. Je suis resté prisonnier 5 ans. &lt;br /&gt;
Au début de la guerre mon épouse, restée seule, donnait à manger aux réfugiés qui arrivaient par cars entiers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la guerre le maire était M. Lambert. Je faisais des travaux de roulage, cylindrage, vidange. J'avais acheté une carrière où je tirais du sable à Sèche Bec vers la déchetterie actuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour m'aider dans ce travail, j'employais M. Fouquet, un genre de sans logis de l'époque qui avait élu domicile chez M. Pillier rue du Dixième. Il avait un esprit fertile et avait rédigé quelques pensées sur son travail :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ecoutez la prière d'un pauvre abandonné, &lt;br /&gt;
Travaillant dans les carrières depuis de nombreuses années, &lt;br /&gt;
Travaillant pour la Commune ! n'ai jamais gagné une tune, &lt;br /&gt;
Travaillant pour les patrons n'ai jamais gagné beaucoup d'argent &lt;br /&gt;
La chouette et la chauve-souris sont mes meilleures compagnies, &lt;br /&gt;
Le ciel est ma maison, la terre c'est mon lit ; &lt;br /&gt;
Travaillant dans les carrières, dans le trou que j'ai creusé, &lt;br /&gt;
Laissez-moi m'y reposer pour l'éternité, &lt;br /&gt;
''Et nul ne passera à côté du tombeau fleuri sans laisser un regard attendri. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
A toutes et à tous ceux qui viennent voir le tombeau fleuri, &lt;br /&gt;
J'ai fait écrire : &amp;quot; Merci &amp;quot;.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Café &amp;quot;Passebon&amp;quot;''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'était le Siège Social de la Société de football ; ce qui apportait une grande animation à Ste Pezenne. Sitôt les matchs du Dimanche terminés, tous les initiés se ruaient au café pour se détendre après l'effort, se désaltérer, faire la partie de cartes etc.. .&lt;br /&gt;
Léa faisait la soupe à l'oignon, Léonce débouchait les bonnes bouteilles . Les soirées se terminaient assez tard. &lt;br /&gt;
Ce fut l'heureux temps ...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Caf%C3%A9_O20100O_(Sainte-Pezenne)&amp;diff=3593</id>
		<title>Café O20100O (Sainte-Pezenne)</title>
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				<updated>2014-01-19T19:46:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : Café O20100O&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Image:0201000_wiki.jpg|thumb|left|Notre café, à Ste Pezenne en 1935]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Témoignage de M. Léonce Passebon''',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ancien cafetier &amp;quot;Au vin sans eau&amp;quot; ( 0 - 20 - 100-0 -)&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''(témoignage recueilli en 1992 par « Les enquêteurs de la mémoire »)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis né en 1909 au Moulin de Mauzais, non loin du Château Salbart. Aîné de trois enfants, un frère et une soeur, je suis allé à l'école à Echiré. Mes distractions étaient la chasse et la pêche. Mon père travaillait comme minotier à Moulin Neuf pour le compte de M, Pichard de Bordeaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'avais 14 ans en 1923 quand mes parents vinrent s'installer au Café de Ste Pezenne. &lt;br /&gt;
A cette époque, il n'y avait pas l'eau au robinet. Nous avions une très grande citerne (la rumeur disait qu'elle pouvait contenir 800 barriques) alimentée par l'eau de pluie tombant des toits, et nous buvions cette eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y avait aucune commodité sanitaire ; nous allions au &amp;quot;petit coin&amp;quot; au chalet d'aisance au fond du jardin avec un bloc de papier découpé dans le journal. Quand la fosse était pleine, la vidange était épandue dans les champs et jardins ; nous avions des récoltes superbes, jusqu'au jour où nous avons utilisé des produits d'hygiène. &lt;br /&gt;
Au Café nous avions pris la suite de M. Reix. Le nom de l'enseigne du Café a été trouvé par le garde-champêtre. &lt;br /&gt;
Il ne se faisait que peu de débit ; quelques fois 1 litre de vin par jour. &lt;br /&gt;
Mon père faisait des petits travaux, puis des roulages pour la Commune lors de l'installation de l'eau en 1933. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face au Café,  il y avait le pressoir à huile, tenu par M. Poulard, et un peu plus loin le maréchal, M. Roulleau. La Poste se trouvait dans le virage, un peu en dessous en allant vers la Rue du Moulin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 14 ans j'ai travaillé dans une chamoiserie qui se trouvait vers la pharmacie actuelle Avenue de Lattre au niveau des ponts. J'y suis resté un an ; j'en ai gardé un mauvais souvenir : c'était sale, toujours dans l'eau et très froid l'hiver. Puis j'ai été domestique : à St Rémy, à Mursay, au Moulin Neuf. Puis j'ai fait des fagots de bois payés 10 sous la pièce. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre temps mes parents ont acheté le Café. Ensuite j'ai fait mon service militaire, durée légale (1an) plus un an supplémentaire au Maroc pour la guerre du Rif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis marié en 1933 : mon épouse est originaire de Brioux. Nous avons eu une fille. Nous avons pris le Café à notre compte en 1935. Mon épouse tenait le Café ; outre le service habituel où les gens venaient boire un verre de vin, un Pernod ou un Quinquina nous avons fait quelques mariages. &lt;br /&gt;
Puis la guerre est arrivée en 1939. Je suis resté prisonnier 5 ans. &lt;br /&gt;
Au début de la guerre mon épouse, restée seule, donnait à manger aux réfugiés qui arrivaient par cars entiers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la guerre le maire était M. Lambert. Je faisais des travaux de roulage, cylindrage, vidange. J'avais acheté une carrière où je tirais du sable à Sèche Bec vers la déchetterie actuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour m'aider dans ce travail, j'employais M. Fouquet, un genre de sans logis de l'époque qui avait élu domicile chez M. Pillier rue du Dixième. Il avait un esprit fertile et avait rédigé quelques pensées sur son travail :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ecoutez la prière d'un pauvre abandonné, &lt;br /&gt;
Travaillant dans les carrières depuis de nombreuses années, &lt;br /&gt;
Travaillant pour la Commune ! n'ai jamais gagné une tune, &lt;br /&gt;
Travaillant pour les patrons n'ai jamais gagné beaucoup d'argent &lt;br /&gt;
La chouette et la chauve-souris sont mes meilleures compagnies, &lt;br /&gt;
Le ciel est ma maison, la terre c'est mon lit ; &lt;br /&gt;
Travaillant dans les carrières, dans le trou que j'ai creusé, &lt;br /&gt;
Laissez-moi m'y reposer pour l'éternité, &lt;br /&gt;
''Et nul ne passera à côté du tombeau fleuri sans laisser un regard attendri. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
A toutes et à tous ceux qui viennent voir le tombeau fleuri, &lt;br /&gt;
J'ai fait écrire : &amp;quot; Merci &amp;quot;.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Café &amp;quot;Passebon&amp;quot;''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'était le Siège Social de la Société de football ; ce qui apportait une grande animation à Ste Pezenne. Sitôt les matchs du Dimanche terminés, tous les initiés se ruaient au café pour se détendre après l'effort, se désaltérer, faire la partie de cartes etc.. .&lt;br /&gt;
Léa faisait la soupe à l'oignon, Léonce débouchait les bonnes bouteilles . Les soirées se terminaient assez tard. &lt;br /&gt;
Ce fut l'heureux temps ...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.wiki-niort.fr/index.php?title=Caf%C3%A9_O20100O_(Sainte-Pezenne)&amp;diff=3592</id>
		<title>Café O20100O (Sainte-Pezenne)</title>
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				<updated>2014-01-19T19:42:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : Page créée avec « Catégorie:Hier Sainte Pezenne Notre café, à Ste Pezenne en 1935  Témoignage de M. Léonce Passebon,  ancien cafetier &amp;quot;Au vin san... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Image:0201000_wiki.jpg|thumb|left|Notre café, à Ste Pezenne en 1935]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Témoignage de M. Léonce Passebon,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ancien cafetier &amp;quot;Au vin sans eau&amp;quot; ( 0 - 20 - 100-0 -)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''(recueilli en 1992 par « Les enquêteurs de la mémoire »)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis né en 1909 au Moulin de Mauzais, non loin du Château Salbart. Aîné de trois enfants, un frère et une soeur, je suis allé à l'école à Echiré. Mes distractions étaient la chasse et la pêche. Mon père travaillait comme minotier à Moulin Neuf pour le compte de M, Pichard de Bordeaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'avais 14 ans en 1923 quand mes parents vinrent s'installer au Café de Ste Pezenne. &lt;br /&gt;
A cette époque, il n'y avait pas l'eau au robinet. Nous avions une très grande citerne (la rumeur disait qu'elle pouvait contenir 800 barriques) alimentée par l'eau de pluie tombant des toits, et nous buvions cette eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y avait aucune commodité sanitaire ; nous allions au &amp;quot;petit coin&amp;quot; au chalet d'aisance au fond du jardin avec un bloc de papier découpé dans le journal. Quand la fosse était pleine, la vidange était épandue dans les champs et jardins ; nous avions des récoltes superbes, jusqu'au jour où nous avons utilisé des produits d'hygiène. &lt;br /&gt;
Au Café nous avions pris la suite de M. Reix. Le nom de l'enseigne du Café a été trouvé par le garde-champêtre. &lt;br /&gt;
Il ne se faisait que peu de débit ; quelques fois 1 litre de vin par jour. &lt;br /&gt;
Mon père faisait des petits travaux, puis des roulages pour la Commune lors de l'installation de l'eau en 1933. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face au Café,  il y avait le pressoir à huile, tenu par M. Poulard, et un peu plus loin le maréchal, M. Roulleau. La Poste se trouvait dans le virage, un peu en dessous en allant vers la Rue du Moulin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 14 ans j'ai travaillé dans une chamoiserie qui se trouvait vers la pharmacie actuelle Avenue de Lattre au niveau des ponts. J'y suis resté un an ; j'en ai gardé un mauvais souvenir : c'était sale, toujours dans l'eau et très froid l'hiver. Puis j'ai été domestique : à St Rémy, à Mursay, au Moulin Neuf. Puis j'ai fait des fagots de bois payés 10 sous la pièce. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre temps mes parents ont acheté le Café. Ensuite j'ai fait mon service militaire, durée légale (1an) plus un an supplémentaire au Maroc pour la guerre du Rif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis marié en 1933 : mon épouse est originaire de Brioux. Nous avons eu une fille. Nous avons pris le Café à notre compte en 1935. Mon épouse tenait le Café ; outre le service habituel où les gens venaient boire un verre de vin, un Pernod ou un Quinquina nous avons fait quelques mariages. &lt;br /&gt;
Puis la guerre est arrivée en 1939. Je suis resté prisonnier 5 ans. &lt;br /&gt;
Au début de la guerre mon épouse, restée seule, donnait à manger aux réfugiés qui arrivaient par cars entiers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la guerre le maire était M. Lambert. Je faisais des travaux de roulage, cylindrage, vidange. J'avais acheté une carrière où je tirais du sable à Sèche Bec vers la déchetterie actuelle. &lt;br /&gt;
Pour m'aider dans ce travail, j'employais M. Fouquet, un genre de sans logis de l'époque qui avait élu domicile chez M. Pillier rue du Dixième. Il avait un esprit fertile et avait rédigé quelques pensées sur son travail :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ecoutez la prière d'un pauvre abandonné, &lt;br /&gt;
Travaillant dans les carrières depuis de nombreuses années, &lt;br /&gt;
Travaillant pour la Commune ! n'ai jamais gagné une tune, &lt;br /&gt;
Travaillant pour les patrons n'ai jamais gagné beaucoup d'argent &lt;br /&gt;
La chouette et la chauve-souris sont mes meilleures compagnies, &lt;br /&gt;
Le ciel est ma maison, la terre c'est mon lit ; &lt;br /&gt;
Travaillant dans les carrières, dans le trou que j'ai creusé, &lt;br /&gt;
Laissez-moi m'y reposer pour l'éternité, &lt;br /&gt;
''Et nul ne passera à côté du tombeau fleuri sans laisser un regard attendri. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
A toutes et à tous ceux qui viennent voir le tombeau fleuri, &lt;br /&gt;
J'ai fait écrire : &amp;quot; Merci &amp;quot;.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Café &amp;quot;Passebon&amp;quot; &lt;br /&gt;
'''''Texte italique''&lt;br /&gt;
C'était le Siège Social de la Société de football ; ce qui apportait une grande animation à Ste Pezenne. Sitôt les matchs du Dimanche terminés, tous les initiés se ruaient au café pour se détendre après l'effort, se désaltérer, faire la partie de cartes etc.. .&lt;br /&gt;
Léa faisait la soupe à l'oignon, Léonce débouchait les bonnes bouteilles . Les soirées se terminaient assez tard. &lt;br /&gt;
Ce fut l'heureux temps ...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Fichier:0201000 wiki.jpg</title>
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				<updated>2014-01-19T19:28:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : Enseigne du café de Ste Pezenne  O 20 100 O (Au vin sans eau)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Enseigne du café de Ste Pezenne  O 20 100 O (Au vin sans eau)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Je me souviens Ste Pezenne en 1925</title>
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				<updated>2014-01-14T20:28:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Sainte-Pezenne]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Je me souviens&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Année 1925 - Jean Prunier habitant à Girassac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Voici en quelques lignes la vie de mon village dans mon enfance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Aucun moyen de transport autre que le char à bancs attelé d’un cheval qui servait en même temps pour le travail. Mes parents allaient au marché toutes les semaines, vendre leurs produits de la ferme. Avec cet argent, ma mère achetait de quoi nous vêtir. Elle n’oubliait jamais de nous apporter une petite gâterie que l’on appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis venaient les périodes d’hiver, lorsque le village avait rentré sa récolte,  je me souviens  d’avoir passé des veillées, tous réunis, à effeuiller des « garouilles » (maïs), soirées qui se passaient gaiement. Tout le monde avait une histoire drôle à raconter, ce qui favorisait que la soirée passait vite, tout en travaillant.&lt;br /&gt;
Les sorties se faisaient rares car nous étions à l’écart de tous les bourgs (St-Rémy, St-Liguaire, Ste-Pezenne). Ce qui nous réunissait bien souvent, c’était la cuisine au cochon avec toute la famille et les amis qui venaient manger la tête au cochon et les boudins, ce qui provoquait des rencontres entre jeunes et anciens et tout le monde appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas facile pour aller à l’école. On ne commençait pas avant six ans, nous allions à pied, distance de quatre kilomètres. Nous étions vraiment défavorisés à côté de nos copains qui vivaient dans le bourg, car il fallait partir à tous les temps. L’hiver c’était pénible. Bien souvent chaussés de galoches qui nous blessaient avec des engelures. En arrivant, nous trouvions la classe non chauffée car en général, les élèves étaient de corvée pour garnir le poêle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vint le temps où nous commencions à sortir. Les parents nous achetaient une bicyclette pour pouvoir sortir en balade autour de chez nous. On aimait partir en bande entre copains. Bien souvent les filles venaient au bal le soir, accompagnées de leur mère.&lt;br /&gt;
Puis vint la guerre qui bouleversa tout ça. Bien des familles se trouvaient dans la peine et l’inquiétude. Privations de toute nature : on sortait un peu en cachette, on se distrayait comme on pouvait, on se retrouvait en petites bandes pour organiser un petit bal dans un grenier, à l’écart du bourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vint la fin de cette terrible guerre, puis peu d’années après, le modernisme est arrivé à une vitesse galopante sur tout point de vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mais, sommes-nous plus heureux que dans notre bon vieux temps ?&lt;br /&gt;
''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Je me souviens Ste Pezenne en 1925</title>
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				<updated>2013-09-09T07:37:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
&amp;quot;Je me souviens&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Hier Sainte Pezenne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Année 1925 - Jean Prunier habitant à Girassac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Voici en quelques lignes la vie de mon village dans mon enfance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Aucun moyen de transport autre que le char à bancs attelé d’un cheval qui servait en même temps pour le travail. Mes parents allaient au marché toutes les semaines, vendre leurs produits de la ferme. Avec cet argent, ma mère achetait de quoi nous vêtir. Elle n’oubliait jamais de nous apporter une petite gâterie que l’on appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis venaient les périodes d’hiver, lorsque le village avait rentré sa récolte,  je me souviens  d’avoir passé des veillées, tous réunis, à effeuiller des « garouilles » (maïs), soirées qui se passaient gaiement. Tout le monde avait une histoire drôle à raconter, ce qui favorisait que la soirée passait vite, tout en travaillant.&lt;br /&gt;
Les sorties se faisaient rares car nous étions à l’écart de tous les bourgs (St-Rémy, St-Liguaire, Ste-Pezenne). Ce qui nous réunissait bien souvent, c’était la cuisine au cochon avec toute la famille et les amis qui venaient manger la tête au cochon et les boudins, ce qui provoquait des rencontres entre jeunes et anciens et tout le monde appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas facile pour aller à l’école. On ne commençait pas avant six ans, nous allions à pied, distance de quatre kilomètres. Nous étions vraiment défavorisés à côté de nos copains qui vivaient dans le bourg, car il fallait partir à tous les temps. L’hiver c’était pénible. Bien souvent chaussés de galoches qui nous blessaient avec des engelures. En arrivant, nous trouvions la classe non chauffée car en général, les élèves étaient de corvée pour garnir le poêle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vint le temps où nous commencions à sortir. Les parents nous achetaient une bicyclette pour pouvoir sortir en balade autour de chez nous. On aimait partir en bande entre copains. Bien souvent les filles venaient au bal le soir, accompagnées de leur mère.&lt;br /&gt;
Puis vint la guerre qui bouleversa tout ça. Bien des familles se trouvaient dans la peine et l’inquiétude. Privations de toute nature : on sortait un peu en cachette, on se distrayait comme on pouvait, on se retrouvait en petites bandes pour organiser un petit bal dans un grenier, à l’écart du bourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vint la fin de cette terrible guerre, puis peu d’années après, le modernisme est arrivé à une vitesse galopante sur tout point de vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mais, sommes-nous plus heureux que dans notre bon vieux temps ?&lt;br /&gt;
''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

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		<title>Je me souviens Ste Pezenne en 1925</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : a déplacé &amp;quot;Je me souviens&amp;quot;, Jean Prunier, habitant à Girassac vers Je me souviens : Pour créer plus facilement un lien vers cette page&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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&amp;quot;Je me souviens&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Hier, Ste Pezenne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Année 1925 - Jean Prunier habitant à Girassac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Voici en quelques lignes la vie de mon village dans mon enfance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Aucun moyen de transport autre que le char à bancs attelé d’un cheval qui servait en même temps pour le travail. Mes parents allaient au marché toutes les semaines, vendre leurs produits de la ferme. Avec cet argent, ma mère achetait de quoi nous vêtir. Elle n’oubliait jamais de nous apporter une petite gâterie que l’on appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis venaient les périodes d’hiver, lorsque le village avait rentré sa récolte,  je me souviens  d’avoir passé des veillées, tous réunis, à effeuiller des « garouilles » (maïs), soirées qui se passaient gaiement. Tout le monde avait une histoire drôle à raconter, ce qui favorisait que la soirée passait vite, tout en travaillant.&lt;br /&gt;
Les sorties se faisaient rares car nous étions à l’écart de tous les bourgs (St-Rémy, St-Liguaire, Ste-Pezenne). Ce qui nous réunissait bien souvent, c’était la cuisine au cochon avec toute la famille et les amis qui venaient manger la tête au cochon et les boudins, ce qui provoquait des rencontres entre jeunes et anciens et tout le monde appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas facile pour aller à l’école. On ne commençait pas avant six ans, nous allions à pied, distance de quatre kilomètres. Nous étions vraiment défavorisés à côté de nos copains qui vivaient dans le bourg, car il fallait partir à tous les temps. L’hiver c’était pénible. Bien souvent chaussés de galoches qui nous blessaient avec des engelures. En arrivant, nous trouvions la classe non chauffée car en général, les élèves étaient de corvée pour garnir le poêle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vint le temps où nous commencions à sortir. Les parents nous achetaient une bicyclette pour pouvoir sortir en balade autour de chez nous. On aimait partir en bande entre copains. Bien souvent les filles venaient au bal le soir, accompagnées de leur mère.&lt;br /&gt;
Puis vint la guerre qui bouleversa tout ça. Bien des familles se trouvaient dans la peine et l’inquiétude. Privations de toute nature : on sortait un peu en cachette, on se distrayait comme on pouvait, on se retrouvait en petites bandes pour organiser un petit bal dans un grenier, à l’écart du bourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vint la fin de cette terrible guerre, puis peu d’années après, le modernisme est arrivé à une vitesse galopante sur tout point de vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mais, sommes-nous plus heureux que dans notre bon vieux temps ?&lt;br /&gt;
''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

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		<title>Je me souviens Ste Pezenne en 1925</title>
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				<updated>2013-09-08T21:40:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Hierpexi : Hier Ste Pezenne, mémoire d'un habitant de Girassac&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Mémoires d’habitants]]&lt;br /&gt;
&amp;quot;Je me souviens&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Hier, Ste Pezenne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Année 1925 - Jean Prunier habitant à Girassac&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Voici en quelques lignes la vie de mon village dans mon enfance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Aucun moyen de transport autre que le char à bancs attelé d’un cheval qui servait en même temps pour le travail. Mes parents allaient au marché toutes les semaines, vendre leurs produits de la ferme. Avec cet argent, ma mère achetait de quoi nous vêtir. Elle n’oubliait jamais de nous apporter une petite gâterie que l’on appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis venaient les périodes d’hiver, lorsque le village avait rentré sa récolte,  je me souviens  d’avoir passé des veillées, tous réunis, à effeuiller des « garouilles » (maïs), soirées qui se passaient gaiement. Tout le monde avait une histoire drôle à raconter, ce qui favorisait que la soirée passait vite, tout en travaillant.&lt;br /&gt;
Les sorties se faisaient rares car nous étions à l’écart de tous les bourgs (St-Rémy, St-Liguaire, Ste-Pezenne). Ce qui nous réunissait bien souvent, c’était la cuisine au cochon avec toute la famille et les amis qui venaient manger la tête au cochon et les boudins, ce qui provoquait des rencontres entre jeunes et anciens et tout le monde appréciait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas facile pour aller à l’école. On ne commençait pas avant six ans, nous allions à pied, distance de quatre kilomètres. Nous étions vraiment défavorisés à côté de nos copains qui vivaient dans le bourg, car il fallait partir à tous les temps. L’hiver c’était pénible. Bien souvent chaussés de galoches qui nous blessaient avec des engelures. En arrivant, nous trouvions la classe non chauffée car en général, les élèves étaient de corvée pour garnir le poêle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vint le temps où nous commencions à sortir. Les parents nous achetaient une bicyclette pour pouvoir sortir en balade autour de chez nous. On aimait partir en bande entre copains. Bien souvent les filles venaient au bal le soir, accompagnées de leur mère.&lt;br /&gt;
Puis vint la guerre qui bouleversa tout ça. Bien des familles se trouvaient dans la peine et l’inquiétude. Privations de toute nature : on sortait un peu en cachette, on se distrayait comme on pouvait, on se retrouvait en petites bandes pour organiser un petit bal dans un grenier, à l’écart du bourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vint la fin de cette terrible guerre, puis peu d’années après, le modernisme est arrivé à une vitesse galopante sur tout point de vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mais, sommes-nous plus heureux que dans notre bon vieux temps ?&lt;br /&gt;
''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hierpexi</name></author>	</entry>

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