Parlanjhe vivant (Patois Poitevin) : Différence entre versions
De WikiNiort
| Ligne 3 : | Ligne 3 : | ||
:Vous pouvez la retrouver sur son [https://www.metive.org/fiche-adherent.html?id=34 Parlanjhe Vivant] | :Vous pouvez la retrouver sur son [https://www.metive.org/fiche-adherent.html?id=34 Parlanjhe Vivant] | ||
==Académie de la Roussille== | ==Académie de la Roussille== | ||
| + | [[Fichier:1930 Roussille.jpg|300px|right|thumb|Vers 1930, l'Auberge de la Roussille.]] | ||
:Il y a bien longtemps, dans l’auberge de la Roussille, un groupe d’auteurs de langue poitevine saintongeaise se réunissaient régulièrement autour d’un bon repas. | :Il y a bien longtemps, dans l’auberge de la Roussille, un groupe d’auteurs de langue poitevine saintongeaise se réunissaient régulièrement autour d’un bon repas. | ||
:Sous le vocable '''Académie de la Roussille''', les auteurs présentaient leurs textes, chacun lisant à tour de rôle son ou ses écrits. | :Sous le vocable '''Académie de la Roussille''', les auteurs présentaient leurs textes, chacun lisant à tour de rôle son ou ses écrits. | ||
Version du 26 juin 2026 à 09:15
- "L'association Parlanjhe" vivant a pour objectif de faire connaître et promouvoir le parlanjhe poitevin-saintongeais et favoriser la création à partir du patrimoine linguistique et culturel régional.
- Vous pouvez la retrouver sur son Parlanjhe Vivant
Académie de la Roussille
- Il y a bien longtemps, dans l’auberge de la Roussille, un groupe d’auteurs de langue poitevine saintongeaise se réunissaient régulièrement autour d’un bon repas.
- Sous le vocable Académie de la Roussille, les auteurs présentaient leurs textes, chacun lisant à tour de rôle son ou ses écrits.
- Ces auteurs composait ainsi : « La cunpagnàie d'écrivours en parlanjhe qui enveyiant leùs rigourdaenes aus jhornals de Nio (1).
- Membres de l'Académie de La Roussille, ils ne nous sont connus que par leurs pseudos :
- -Francet pour François, Jaquet pour Jacques etc...
- Dans un texte en patois, Jacquet Lemarle nous donnait ce portrait de Francét Labliut :
- « I ve dirae, Mossieù Mercier, que Francét Labliut ét in bun voesin, é in oume qui n'ét pa maladrét ; mé l'at trjhou étai in poa afétai. Queme o dirét t-in mossieù qui fét beacop parlàe de li en çhàu moument, ol ét in ésprit goalleùr. Den noutre jhénésse, quant i aliun çheùque foe a l'aubarjhe, o bé o cafét, o n'en avét que por li a causàe; a la boule, le ne trouvét jhamoé sun maetre pr pocàe ; a la dance, le fasét daus entrchats, le saquét daus cops de pai a dréte, a gàuche, aus dançous, aus dançouses, é tot çheù pr magnére de plaesantàe...»
Selon Henri Gelin
- « C'est une erreur assez répandue de prétendre que nos patois proviennent de corruptions locales de la langue française.
- La vérité, c'est que chaque province avait ses patois, que le français n'est autre chose qu'un de ces patois qui a réussi, grâce à des influences d'ordre politique, à devenir la langue officielle de toute une grande nation.
- Mais il n'y a pas à dire : malgré l'école obligatoire, les patois seront encore, pendant bien longtemps, plus parlés que le français lui-même.
- En revanche, ils sont beaucoup moins écrits. »
Sources
- LE FELIBRIGE POITEVIN par Jean-Jacques Chevrier, Poitiers 6 décembre 2016
- Henri Gelin.
- Jean-Michel Dallet.