Sculpture niortaise d’un guerrier et hallebarde : Différence entre versions
De WikiNiort
| (8 révisions intermédiaires par le même utilisateur non affichées) | |||
| Ligne 4 : | Ligne 4 : | ||
'''Article en construction : le 17 février 2026.''' | '''Article en construction : le 17 février 2026.''' | ||
==Sculpture d’un guerrier du XVe siècle== | ==Sculpture d’un guerrier du XVe siècle== | ||
| − | [[Fichier:Soldat Bec corbin.jpg| | + | [[Fichier:Soldat Bec corbin.jpg|300px|right|thumb|Dessin de la sculpture du guerrier du XV ou XVIe siècle.]] |
:Avant 1910, cette sculpture sur pierre en haut relief (technique de sculpture en trois dimensions) (Voir photo) était enchâssée dans un mur de jardin situé au N° '''28 de la rue Saint-André'''. | :Avant 1910, cette sculpture sur pierre en haut relief (technique de sculpture en trois dimensions) (Voir photo) était enchâssée dans un mur de jardin situé au N° '''28 de la rue Saint-André'''. | ||
:Les dimensions de la sculpture sont : Hauteur 67 cm, largeur 35 cm, épaisseur 28 cm. | :Les dimensions de la sculpture sont : Hauteur 67 cm, largeur 35 cm, épaisseur 28 cm. | ||
| Ligne 16 : | Ligne 16 : | ||
::-« ''pour payer et souldayer grant nombre de gens de la nacion de Sueisses qui sont venus au service d’icelui seigneur pour le servir en fait de ses guerres ''». | ::-« ''pour payer et souldayer grant nombre de gens de la nacion de Sueisses qui sont venus au service d’icelui seigneur pour le servir en fait de ses guerres ''». | ||
:La France emprunta cette arme aux Suisses dont la hallebarde était l'arme nationale au XVe siècle. | :La France emprunta cette arme aux Suisses dont la hallebarde était l'arme nationale au XVe siècle. | ||
| − | [[Fichier:1819 Hallebarde.jpg|300px|right|thumb|Copie de mise au point de M. le Procureur du Roi de Niort du 13 septembre 1819.]] | + | [[Fichier:1819 Hallebarde.jpg|300px|right|thumb|Copie de mise au point de M. le Procureur du Roi de Niort du 13 septembre 1819. (Signée : François-Marie Agier (1780-1848)).]] |
==Sculpture niortaise== | ==Sculpture niortaise== | ||
:Cette sculpture niortaise, déposée au musée lapidaire, est le don de M. Harpedanne de Belleville en 1910. | :Cette sculpture niortaise, déposée au musée lapidaire, est le don de M. Harpedanne de Belleville en 1910. | ||
:Selon [[BOUNEAULT Arthur - Dessinateur archéologue|Arthur Bouneault]], cette sculpture aurait pu servir d’enseigne à une hôtellerie du XV ou XVIe siècle. | :Selon [[BOUNEAULT Arthur - Dessinateur archéologue|Arthur Bouneault]], cette sculpture aurait pu servir d’enseigne à une hôtellerie du XV ou XVIe siècle. | ||
==Anecdote de 1819 sur un Suisse et son hallebarde à Niort== | ==Anecdote de 1819 sur un Suisse et son hallebarde à Niort== | ||
| − | :En 1819, le journal de Paris reprend une information du Journal des Deux-Sèvres sur un fait mettant en cause un Suisse et son hallebarde. | + | :En 1819, le journal de Paris reprend une information du Journal des Deux-Sèvres sur un fait mettant en cause un Suisse et son hallebarde '''(1)'''. |
| − | :Ce fait divers s’est produit en revenant d’une procession faite par le curé de la paroisse de Saint-André le 25 juillet 1819 pour la plantation d’une croix dans le cimetière. | + | :Ce fait divers s’est produit en revenant d’une procession faite par le curé de la paroisse de Saint-André '''(2)''', le 25 juillet 1819, pour la plantation d’une croix dans le cimetière. |
| + | :Une altercation eut lieu entre le Suisse et une jeune fille et occasionna le déchirement du tablier de la jeune personne. | ||
:Les faits décrits, travestis par le journaliste de Paris, ont été rectifiés par la copie de M. le Procureur du Roi de Niort du 13 septembre 1819 (Voir photo). | :Les faits décrits, travestis par le journaliste de Paris, ont été rectifiés par la copie de M. le Procureur du Roi de Niort du 13 septembre 1819 (Voir photo). | ||
| + | ::'''(1)''' Le garde suisse fut une fonction prestigieuse, d'apparat, à priori créée en France à la fin du 18e siècle. | ||
| + | ::le Suisse est un employé d'église, parfois associé à la fonction de sacristain. | ||
| + | ::La mission du Suisse est d'ouvrir les portes de l'église et veiller à faire régner l'ordre. | ||
| + | ::Il ouvre les cérémonies, les mariages. | ||
| + | ::'''Il précède le clergé lors des processions en faisant sonner sur le dallage la hampe de sa hallebarde...''' | ||
| + | ::'''(2)''' Le curé de la paroisse de [[Eglise Saint-André|Saint-André]] est à cette époque François Bullat (1764-1836), originaire de Limoges. | ||
==Sources== | ==Sources== | ||
:*Emile Breuillac et G. Girard : Musée Lapidaire (1913). | :*Emile Breuillac et G. Girard : Musée Lapidaire (1913). | ||
:*[https://books.openedition.org/igpde/824?lang=fr Louis XI 1478.] | :*[https://books.openedition.org/igpde/824?lang=fr Louis XI 1478.] | ||
:*Société HSDS (1910). | :*Société HSDS (1910). | ||
| + | :*Archives 79, 86, 87. | ||
| + | :*Musée de Bretagne. | ||
:*Journal des débats politiques et littéraires (1819). | :*Journal des débats politiques et littéraires (1819). | ||
:*Recherche, texte, illustration et mise en page : Jean-Michel Dallet. | :*Recherche, texte, illustration et mise en page : Jean-Michel Dallet. | ||
Version actuelle en date du 9 septembre 2026 à 15:33
Article en construction : le 17 février 2026.
Sommaire
Sculpture d’un guerrier du XVe siècle
- Avant 1910, cette sculpture sur pierre en haut relief (technique de sculpture en trois dimensions) (Voir photo) était enchâssée dans un mur de jardin situé au N° 28 de la rue Saint-André.
- Les dimensions de la sculpture sont : Hauteur 67 cm, largeur 35 cm, épaisseur 28 cm.
- Cette sculpture représente une jeune gentilhomme revêtu d’un justaucorps, ajusté au corps et à la ceinture, avec des manches et des hauts de chausses bouillonnées.
- La main droite repose sur un bouclier à volutes et la gauche est armée d’une hallebarde à pointe en fer de lance recourbée en forme dite à "bec-de-corbin" (Bec de corbeau).
La hallebarde
- La hallebarde est une arme d'hast d’origine suisse qui fut introduite en France vers le milieu du siècle de Louis XI en 1470.
- Il existe deux sortes d’arme d’hast : à pique et hallebarde.
- De Louis XI à François 1er, la hallebarde eut comme arme de guerre une vogue qui tient à l’habileté et au courage des soldats suisses qui savaient la manier aussi bien que la pique.
- Dès le 31 janvier 1478, Louis XI, roi de 1461 à 1483, imposa ainsi un supplément dans tout le royaume :
- -« pour payer et souldayer grant nombre de gens de la nacion de Sueisses qui sont venus au service d’icelui seigneur pour le servir en fait de ses guerres ».
- La France emprunta cette arme aux Suisses dont la hallebarde était l'arme nationale au XVe siècle.
Sculpture niortaise
- Cette sculpture niortaise, déposée au musée lapidaire, est le don de M. Harpedanne de Belleville en 1910.
- Selon Arthur Bouneault, cette sculpture aurait pu servir d’enseigne à une hôtellerie du XV ou XVIe siècle.
Anecdote de 1819 sur un Suisse et son hallebarde à Niort
- En 1819, le journal de Paris reprend une information du Journal des Deux-Sèvres sur un fait mettant en cause un Suisse et son hallebarde (1).
- Ce fait divers s’est produit en revenant d’une procession faite par le curé de la paroisse de Saint-André (2), le 25 juillet 1819, pour la plantation d’une croix dans le cimetière.
- Une altercation eut lieu entre le Suisse et une jeune fille et occasionna le déchirement du tablier de la jeune personne.
- Les faits décrits, travestis par le journaliste de Paris, ont été rectifiés par la copie de M. le Procureur du Roi de Niort du 13 septembre 1819 (Voir photo).
- (1) Le garde suisse fut une fonction prestigieuse, d'apparat, à priori créée en France à la fin du 18e siècle.
- le Suisse est un employé d'église, parfois associé à la fonction de sacristain.
- La mission du Suisse est d'ouvrir les portes de l'église et veiller à faire régner l'ordre.
- Il ouvre les cérémonies, les mariages.
- Il précède le clergé lors des processions en faisant sonner sur le dallage la hampe de sa hallebarde...
- (2) Le curé de la paroisse de Saint-André est à cette époque François Bullat (1764-1836), originaire de Limoges.
Sources
- Emile Breuillac et G. Girard : Musée Lapidaire (1913).
- Louis XI 1478.
- Société HSDS (1910).
- Archives 79, 86, 87.
- Musée de Bretagne.
- Journal des débats politiques et littéraires (1819).
- Recherche, texte, illustration et mise en page : Jean-Michel Dallet.