Parlanjhe vivant (Patois Poitevin) : Différence entre versions

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'''Résumé''' : L'association Parlanjhe vivant a pour objectif de faire connaître et promouvoir le parlanjhe poitevin-saintongeais et favoriser la création à partir du patrimoine linguistique et culturel régional.  
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:"''L'association Parlanjhe''" vivant a pour objectif de faire connaître et promouvoir le parlanjhe poitevin-saintongeais et favoriser la création à partir du patrimoine linguistique et culturel régional.  
 
:Vous pouvez la retrouver sur son [https://www.metive.org/fiche-adherent.html?id=34 Parlanjhe Vivant]
 
:Vous pouvez la retrouver sur son [https://www.metive.org/fiche-adherent.html?id=34 Parlanjhe Vivant]
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==Académie de la Roussille==
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:Il y a bien longtemps, dans l’auberge de la Roussille, un groupe d’auteurs de langue poitevine saintongeaise se réunissaient régulièrement autour d’un bon repas.
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:Sous le vocable '''Académie de la Roussille''', les auteurs présentaient leurs textes, chacun lisant à tour de rôle son ou ses écrits.
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:Ces auteurs composait ainsi :  « La cunpagnàie d'écrivours en parlanjhe qui enveyiant leùs rigourdaenes aus jhornals de Nio (1).
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:Membres de l'Académie de La Roussille, ils ne nous sont connus que par leurs pseudos :
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::-Francet pour François, Jaquet pour Jacques etc...
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:Dans un texte en patois, Jacquet Lemarle nous donnait ce portrait de Francét Labliut :
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::''« I ve dirae, Mossieù Mercier, que Francét Labliut ét in bun voesin, é in oume qui n'ét pa maladrét ; mé l'at trjhou étai in poa afétai. Queme o dirét t-in mossieù qui fét beacop parlàe de li en çhàu moument, ol ét in ésprit goalleùr. Den noutre jhénésse, quant i aliun çheùque foe a l'aubarjhe, o bé o cafét, o n'en avét que por li a causàe; a la boule, le ne trouvét jhamoé sun maetre pr pocàe ; a la dance, le fasét daus entrchats, le saquét daus cops de pai a dréte, a gàuche, aus dançous, aus dançouses, é tot çheù pr magnére de plaesantàe...»''
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==Selon Henri Gelin==
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:''« C'est une erreur assez répandue de prétendre que nos patois proviennent de corruptions locales de la langue française.
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:''La vérité, c'est que chaque province avait ses patois, que le français n'est autre chose qu'un de ces patois qui a réussi, grâce à des influences d'ordre politique, à devenir la langue officielle de toute une grande nation.
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:''Mais il n'y a pas à dire : malgré l'école obligatoire, les patois seront encore, pendant bien longtemps, plus parlés que le français lui-même.
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:''En revanche, ils sont beaucoup moins écrits. »''
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==Sources==
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Version du 26 juin 2026 à 08:52

"L'association Parlanjhe" vivant a pour objectif de faire connaître et promouvoir le parlanjhe poitevin-saintongeais et favoriser la création à partir du patrimoine linguistique et culturel régional.
Vous pouvez la retrouver sur son Parlanjhe Vivant

Académie de la Roussille

Il y a bien longtemps, dans l’auberge de la Roussille, un groupe d’auteurs de langue poitevine saintongeaise se réunissaient régulièrement autour d’un bon repas.
Sous le vocable Académie de la Roussille, les auteurs présentaient leurs textes, chacun lisant à tour de rôle son ou ses écrits.
Ces auteurs composait ainsi : « La cunpagnàie d'écrivours en parlanjhe qui enveyiant leùs rigourdaenes aus jhornals de Nio (1).
Membres de l'Académie de La Roussille, ils ne nous sont connus que par leurs pseudos :
-Francet pour François, Jaquet pour Jacques etc...
Dans un texte en patois, Jacquet Lemarle nous donnait ce portrait de Francét Labliut :
« I ve dirae, Mossieù Mercier, que Francét Labliut ét in bun voesin, é in oume qui n'ét pa maladrét ; mé l'at trjhou étai in poa afétai. Queme o dirét t-in mossieù qui fét beacop parlàe de li en çhàu moument, ol ét in ésprit goalleùr. Den noutre jhénésse, quant i aliun çheùque foe a l'aubarjhe, o bé o cafét, o n'en avét que por li a causàe; a la boule, le ne trouvét jhamoé sun maetre pr pocàe ; a la dance, le fasét daus entrchats, le saquét daus cops de pai a dréte, a gàuche, aus dançous, aus dançouses, é tot çheù pr magnére de plaesantàe...»

Selon Henri Gelin

« C'est une erreur assez répandue de prétendre que nos patois proviennent de corruptions locales de la langue française.
La vérité, c'est que chaque province avait ses patois, que le français n'est autre chose qu'un de ces patois qui a réussi, grâce à des influences d'ordre politique, à devenir la langue officielle de toute une grande nation.
Mais il n'y a pas à dire : malgré l'école obligatoire, les patois seront encore, pendant bien longtemps, plus parlés que le français lui-même.
En revanche, ils sont beaucoup moins écrits. »

Sources