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Château de Chantemerle : Différence entre versions

De WikiNiort
 
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En 1318, le Roi Philippe V Le Long convoqua, dans le cadre du devoir d'aide et de conseil, plusieurs de ses vassaux poitevins dont un certain Guillaume Chabot, seigneur de Chantemerle.  
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:En 1318, le Roi Philippe V Le Long convoqua, dans le cadre du devoir d'aide et de conseil, plusieurs de ses vassaux poitevins dont un certain Guillaume Chabot, seigneur de Chantemerle.  
 
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:En 1936, le propriétaire est le Colonel Léon Béziat.
 
Depuis 1990, le château de Chantemerle est la propriété de la ville de Niort.  
 
Depuis 1990, le château de Chantemerle est la propriété de la ville de Niort.  
  

Version actuelle en date du 2 janvier 2020 à 10:20


L'habitat à Chantemerle de la Préhistoire à nos jours

Le Château de Chantemerle en 2018.
Le Château de Chantemerle

Le site de Chantemerle occupe une place privilégiée en surplomb de la Sèvre. Cette situation géographique lui a valu une occupation ancienne dès la préhistoire. Le plus ancien outil de la région niortaise y a d’ailleurs été découvert tout près d’ici, il est daté de 60 000 ans avant notre ère.

La découverte au XIXème siècle de traces gallo-romaines montre une continuité dans l’occupation des lieux jusqu’aux temps modernes.

La métairie et le moulin de Compéré en contrebas sont mentionnés dans les ouvrages dès 1299. On sait que l’activité du moulin à 2 roues de Compéré est encore importante au 18ème siècle. A cette époque, il est probable mais non vérifié qu’il existait une propriété de grande taille à l’emplacement même du château actuel.

Le site actuel de Chantemerle

Construit au XIXème siècle, cette ancienne propriété agricole (activité d’élevage et de culture) comprend un parc et des espaces à cultiver, une orangerie, une serre et de remarquables bâtiments agricoles. A l’époque, cette façon de penser l’organisation des fermes est nouvelle et est à rattacher aux grands mouvements industriels de rationalisation auxquels on assiste dès le milieu du XIXème siècle. Il s’agit à ce moment-là de se préoccuper à la fois des aspects liés à l’hygiène, au confort des animaux et à l’esthétique des bâtiments.

L’organisation du site et de ses composants font apparaître à la fois, la recherche d’une qualité de vie au contact de la nature fut-elle domestiquée, et un souci d’autosuffisance, visible par la présence d’une laiterie, d’une chambre froide (2ème sous-sol du château), d’un four à pain, etc, … Ces équipements permettaient la transformation et la consommation des produits du domaine.

Cette autonomie passe aussi par des équipements ingénieux tels que le château d’eau, le bélier (fonctionnant uniquement à la force de l’eau), la glacière, creusée dans la falaise calcaire où l’on y entreposait la neige fortement tassée et isolée de l’extérieur par de la paille de façon à pouvoir conserver des aliments et confectionner des sorbets et des glaces. Ce procédé est connu déjà sous l’ancien régime.

Le parc du château

Sous l’influence du romantisme, du développement du goût pour la nature et des sciences naturelles et sous l’influence de l’Angleterre, on plante dans le parc des essences exotiques (rapportées des pays d’Outre-mer), on aménage les allées pour la promenade, on y construit des passerelles dans le goût italien et on y aménage des grottes pour la méditation.

Une orangerie se découvre au milieu du parc.

Architecture du château

Nous ignorons le nom de l’architecte de ce château du XIXème siècle, modeste pastiche du XVIIème siècle. Le côté théâtral et les effets de surprise de l’art baroque sont recherchés. Le rôle décoratif de la travée centrale ornée de triple baie sur les 3 niveaux, agrémentés de guirlandes et de vases, d’un balcon soutenu par des consoles sculptées, rompt la monotonie de la façade.

Le plus spectaculaire reste sans doute les quatre fausses tours d’angle marquées par un ressaut qui donne à ce château de taille modeste toute l’ampleur et le prestige des grands monuments.

Ses propriétaires

En 1318, le Roi Philippe V Le Long convoqua, dans le cadre du devoir d'aide et de conseil, plusieurs de ses vassaux poitevins dont un certain Guillaume Chabot, seigneur de Chantemerle.
En 1936, le propriétaire est le Colonel Léon Béziat.

Depuis 1990, le château de Chantemerle est la propriété de la ville de Niort.

Pour financer l'achat du château, la ville vendit, dans les années 80, le terrain de la colonie de vacances de Coquereau sur l’île de Ré, dont elle était propriétaire.

Projets de développement

Château de Chantemerle sous la neige

Depuis les années 80 de nombreux projets d’aménagement du château Chantemerle ont été évoqués mais rare sont ceux qui ont abouti. On peut tout de même observer une effervescence autour du lieu avec une envie de voir celui-ci mis en valeur.

  • Dans les années 80 : Un projet de création d’un centre de réinsertion professionnelle pour handicapés est proposé.
  • 1990 : Création d’une fête autour de la musique au château.
  • 1991 : Etude sur la création d’un conservatoire de l’éducation et des techniques pédagogiques au château.
  • 26 août 1994 : Inauguration du centre de loisirs municipal.
  • Début des années 2000 : On prévoit d’accueillir la Maison de l’environnement au château Chantemerle.
  • 2006 : On évoque la création d’une maison de retraite ou d’un hôtel de luxe.
  • 2011 : Un projet d’ouverture du parc au public est à l’étude avec un camping et un parcours d’accrobranches.

Le château est aujourd'hui occupé par un centre de loisirs municipal.

Sources

  • Archive municipale de Niort
  • Coupures de journaux (Le Courrier de l’Ouest et la Nouvelle République) conservées aux Archives Municipales
  • Etude réalisée dans le cadre de la création du chemin communal du 3ème millénaire
  • Niort il y a 100 ans en cartes postales anciennes
  • www.niortmaraispoitevin.com