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Eglise de Souché : Différence entre versions

De WikiNiort
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== Le chœur à l’ouest ==
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L’édifice roman construit vers le XIIème siècle fut détruit comme beaucoup pendant les guerres de religion. Maurice Poignat dans son ouvrage sur le Pays Niortais indique que quatre ans plus tard, on entreprit de relever les ruines en commençant par la nef Nord la moins endommagée.
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Des travaux d'agrandissement débutèrent en 1785. Les travaux mirent à jour la base des colonnes séparant la nef centrale de l'ancien collatéral de droite. Le portail, orné de sculptures de l'ancienne façade fut dégagé. Mais il semble que l'incompétence de l'entrepreneur, un certain sieur Fillon, entraîna l'écroulement de ce qui restait des voutes.
  
== Le chœur à l’ouest ==
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'''Une bénédiction eut lieu le 2 avril 1789 par le curé de l’église''', il note ceci sur le registre paroissial :
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*''" La voûte du sanctuaire ayant tombé subitement et écrasé tout ce  qui s’est trouvé dessous, la nuit du jour de Pâques au lundi à deux heures et demie, le 24 de mars 1788. "''
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*''" Le tabernacle, seul où étaient les hosties a été miraculeusement conservé de tout l’autel, tel qu’il existe maintenant dans la sacristie, de manière même qu’il a enlevé facilement les hosties le surlendemain, seul et sans secours quoique les décombres surpassaient le reste de l’autel de près de deux pieds. "''
  
L’édifice roman construit vers le XIIème siècle fut détruit comme beaucoup pendant les guerres de religion et rebâti à partir de 1783. Son clocher date quand à lui de 1857. Ce bâtiment est à nef unique.
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Durant ces travaux, les messes avaient lieu dans une salle du [[La Moujaterie et son pigeonnier|château de la Moujaterie]] occupé alors par M. Prades. La nouvelle église ne possède plus qu'une nef. Le clocher date quant à lui de 1857.
  
 
La particularité de l’église est que le chœur est orienté vers l’ouest alors que depuis les origines et jusqu'au XVe siècle, dans tous les pays chrétiens, l'édifice de l'église était dirigé vers l'est.
 
La particularité de l’église est que le chœur est orienté vers l’ouest alors que depuis les origines et jusqu'au XVe siècle, dans tous les pays chrétiens, l'édifice de l'église était dirigé vers l'est.
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== Histoire de Saint Maxence ou Maixent ==
 
== Histoire de Saint Maxence ou Maixent ==
 
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Maixent, nommé aussi Maxence, naquit à Agde (département de l’Hérault) vers l’an 448.
Maixent, nommé aussi Maxence, naquit à Agde (aujourd’hui chef lieu du département de l’Hérault) vers l’an 448.
 
 
Ses parents, qui avaient de la piété, le mirent sous la conduite du saint abbé Sévère. Il se fit remarquer par son savoir, ce qui excita l’admiration des uns et la jalousie des autres.
 
Ses parents, qui avaient de la piété, le mirent sous la conduite du saint abbé Sévère. Il se fit remarquer par son savoir, ce qui excita l’admiration des uns et la jalousie des autres.
  
 
Rapidement il décida de cacher sa vie au monde et s’installa dans le Poitou. Sa sainteté éclata aux yeux de ses frères, tellement que ceux-ci l’élurent pour leur abbé vers 500. Il ne mangeait que du pain d’orge et ne buvait que de l’eau. Il était tellement assidu à la prière que son corps en demeurait courbé et que ses genoux en devinrent calleux. Il accomplit tout au long de sa vie de nombreux miracles.  
 
Rapidement il décida de cacher sa vie au monde et s’installa dans le Poitou. Sa sainteté éclata aux yeux de ses frères, tellement que ceux-ci l’élurent pour leur abbé vers 500. Il ne mangeait que du pain d’orge et ne buvait que de l’eau. Il était tellement assidu à la prière que son corps en demeurait courbé et que ses genoux en devinrent calleux. Il accomplit tout au long de sa vie de nombreux miracles.  
  
Il mourut septuagénaire dans le monastère qui porta depuis son nom en l’an 515. Il fut enterré dans l’église de Saint Saturnin, sous le vocable duquel était bâti son monastère. C’est autour de ces murs vénérés et de l’église dans laquelle furent transportées, vers 940, les dépouilles sacrées du saint confesseur que se forme la ville actuelle de Saint Maixent (Deux Sèvres).
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Il mourut septuagénaire dans le monastère qui porta depuis son nom en l’an 515. Il fut enterré dans l’église de Saint Saturnin, sous le vocable duquel était bâti son monastère. C’est autour de ces murs vénérés et de l’église dans laquelle furent transportées, vers 940, les dépouilles sacrées du saint confesseur que se forme la ville actuelle de {{w|Saint Maixent l'Ecole}} (Deux Sèvres).
 
En 1562, les protestants dispersèrent les précieuses reliques de l’homme de Dieu. Ce qu’on put en retrouver après leur départ n’échappa point aux révolutionnaires de 1793, et la tombe du saint, demeurée sous le maitre-autel de l’église devenue paroissiale, ne renferme plus qu’une très mince portion de lui-même.
 
En 1562, les protestants dispersèrent les précieuses reliques de l’homme de Dieu. Ce qu’on put en retrouver après leur départ n’échappa point aux révolutionnaires de 1793, et la tombe du saint, demeurée sous le maitre-autel de l’église devenue paroissiale, ne renferme plus qu’une très mince portion de lui-même.
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== L'église de Souché durant la révolution==
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En 1789, le curé de la paroisse se dénommait l'abbé Texier. Il prêta serment puis se rétracta et prit sa retraite. En 1803, lors de la réorganisation du diocèse, il fut remplacé par l'abbé Roche, ancien vicaire de Cherveux, puis de St André de Niort, en 1796. Il exerça son ministère à Souché jusqu'à sa mort en 1835.
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En 1793, des membres de la " ''Société de la Constitution'' " de Niort de retour d'une visite au château de la [[La Moujaterie et son pigeonnier|Moujaterie]] découvrirent la présence d'armoiries nobilières sur le mur de l'église de Souché et demandèrent leur retrait.
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== Sources ==
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*Maurice Poignat (entre autres)
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*Archives 79

Version actuelle en date du 25 avril 2019 à 20:38

Carte postale de l'Eglise.
Église et forge de Souché.

Le chœur à l’ouest

L’édifice roman construit vers le XIIème siècle fut détruit comme beaucoup pendant les guerres de religion. Maurice Poignat dans son ouvrage sur le Pays Niortais indique que quatre ans plus tard, on entreprit de relever les ruines en commençant par la nef Nord la moins endommagée.

Des travaux d'agrandissement débutèrent en 1785. Les travaux mirent à jour la base des colonnes séparant la nef centrale de l'ancien collatéral de droite. Le portail, orné de sculptures de l'ancienne façade fut dégagé. Mais il semble que l'incompétence de l'entrepreneur, un certain sieur Fillon, entraîna l'écroulement de ce qui restait des voutes.

Une bénédiction eut lieu le 2 avril 1789 par le curé de l’église, il note ceci sur le registre paroissial :

  • " La voûte du sanctuaire ayant tombé subitement et écrasé tout ce qui s’est trouvé dessous, la nuit du jour de Pâques au lundi à deux heures et demie, le 24 de mars 1788. "
  • " Le tabernacle, seul où étaient les hosties a été miraculeusement conservé de tout l’autel, tel qu’il existe maintenant dans la sacristie, de manière même qu’il a enlevé facilement les hosties le surlendemain, seul et sans secours quoique les décombres surpassaient le reste de l’autel de près de deux pieds. "

Durant ces travaux, les messes avaient lieu dans une salle du château de la Moujaterie occupé alors par M. Prades. La nouvelle église ne possède plus qu'une nef. Le clocher date quant à lui de 1857.

La particularité de l’église est que le chœur est orienté vers l’ouest alors que depuis les origines et jusqu'au XVe siècle, dans tous les pays chrétiens, l'édifice de l'église était dirigé vers l'est.

A l’intérieur on peut voir un vitrail représentant Saint Hilaire ainsi que Saint Maixent patron de cette église. Sa statue décapitée trône également au dessus de la porte d’entrée dans une niche à dais néogothique et foulant la fée mélusine.

Histoire de Saint Maxence ou Maixent

Maixent, nommé aussi Maxence, naquit à Agde (département de l’Hérault) vers l’an 448. Ses parents, qui avaient de la piété, le mirent sous la conduite du saint abbé Sévère. Il se fit remarquer par son savoir, ce qui excita l’admiration des uns et la jalousie des autres.

Rapidement il décida de cacher sa vie au monde et s’installa dans le Poitou. Sa sainteté éclata aux yeux de ses frères, tellement que ceux-ci l’élurent pour leur abbé vers 500. Il ne mangeait que du pain d’orge et ne buvait que de l’eau. Il était tellement assidu à la prière que son corps en demeurait courbé et que ses genoux en devinrent calleux. Il accomplit tout au long de sa vie de nombreux miracles.

Il mourut septuagénaire dans le monastère qui porta depuis son nom en l’an 515. Il fut enterré dans l’église de Saint Saturnin, sous le vocable duquel était bâti son monastère. C’est autour de ces murs vénérés et de l’église dans laquelle furent transportées, vers 940, les dépouilles sacrées du saint confesseur que se forme la ville actuelle de Saint Maixent l'Ecole Wikipedia-logo.svg.png (Deux Sèvres). En 1562, les protestants dispersèrent les précieuses reliques de l’homme de Dieu. Ce qu’on put en retrouver après leur départ n’échappa point aux révolutionnaires de 1793, et la tombe du saint, demeurée sous le maitre-autel de l’église devenue paroissiale, ne renferme plus qu’une très mince portion de lui-même.

L'église de Souché durant la révolution

En 1789, le curé de la paroisse se dénommait l'abbé Texier. Il prêta serment puis se rétracta et prit sa retraite. En 1803, lors de la réorganisation du diocèse, il fut remplacé par l'abbé Roche, ancien vicaire de Cherveux, puis de St André de Niort, en 1796. Il exerça son ministère à Souché jusqu'à sa mort en 1835.

En 1793, des membres de la " Société de la Constitution " de Niort de retour d'une visite au château de la Moujaterie découvrirent la présence d'armoiries nobilières sur le mur de l'église de Souché et demandèrent leur retrait.

Sources

  • Maurice Poignat (entre autres)
  • Archives 79