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Franchir la Sèvre à Niort : bacs, gués, ponts et passerelles : Différence entre versions

De WikiNiort
 
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==Les Bacs et les gués==
 
==Les Bacs et les gués==
 
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Version actuelle en date du 11 avril 2020 à 10:15


Article en construction : avril 2020.

  • La Sèvre niortaise parcourt 11 kms en traversant Niort de Sainte-Pezenne à Saint-Liguaire.
  • La Sèvre entre sur le territoire niortais au Moulin de Compéré et en ressort à Sevreau de Magné.
  • Traverser ce fleuve a été un enjeu essentiel pour le développement de la ville.

Les Bacs et les gués

Passerelle de la Coulée Douce (Photo 1).
Passerelle du Bas Sablonnier (Pont de type " Bailey ") (Photo 2).
Passerelle de Bouzon (Photo 3).
Passerelle de la Piscine (Photo 4).
La passerelle au début du XXème siècle (Photo 5).
Passerelle de Pelet détruite en 1880 (Photo 6).

Dès le Moyen-Âge la Sèvre est franchie à l'aide de bacs.

Il s'agit de barques plus ou moins grandes avec passeurs permettant la traversée des personnes, des marchandises et des animaux moyennant finance.
En 1720, la carte de l'ingénieur-géographe Claude Masse (1652-1737) en mentionne 2 :
- l’un à Sevreau sur la vieille Sèvre,
- l’autre à la limite entre les bourgs de Saint-Liguaire et Magné.
Un autre passage de ce type est mentionné à la Tiffardière sur le plan cadastral de 1832 à peu près à l'emplacement de l'actuel pont routier.
Un passage identique permettait la traversée, avant la construction du premier pont de bois du Moulin d’Âne, entre Sainte-Pezenne et le village de Surimeau.
La tradition orale rapporte aussi l'existence d'un passage par bateau entre la ferme de Chey et le bourg de Saint-Liguaire très certainement au niveau de l'actuel bateau chaîne.
Par contre les passages à gué sont peu nombreux.
Les archives en signalent un seul :
- En 1832, le creusement d'un petit canal de redressement d'un méandre au sud de la Tiffardière entraîne la création d'une île reliée par un passage à gué, encore visible de nos jours en période d'étiage à proximité de l'écluse.

Les Ponts au Moyen-Âge

Au Moyen-Âge les autorités ont le souci d'assurer l'accès entre la ville protégée par ses remparts, son port (1) et le faubourg qui commence à s'étendre à l'ouest sur la rive droite.

Entre les deux, la Sèvre se divise en plusieurs bras équipés de moulins.
Au 15ème siècle, à la fin de la guerre de 100 ans, 2 ponts alignés sont construits en amont du château.
Ils relient l'une des portes de la ville, la porte du Pont (2) sur la rive gauche et le port récemment déplacé sur la rive droite. Ces ponts s'appuient sur les différents îlots.
Près des remparts ceux appelés « Vieux Ponts » se composent de 4 arches en voûtes brisées.
L'autre partie comprend 3 arches en plein cintre enjambant chacun un bras de la Sèvre.
Les Vieux Ponts sont plusieurs fois détruits par d'importantes inondations comme en 1747, et reconstruits à l'identique.
(1) Le port est alors situé au lieu appelé « Le grenier », aux pieds du château, à l'emplacement de l'actuelle rue Brisson, on y accède par un arceau ouvert dans le mur d'enceinte.
(2) Appelée ainsi car précédée d'un pont-levis. Elle est démantelée en 1773.

Les Ponts à l'époque contemporaine

À partir du 19ème siècle l'essor démographique et économique avec les chamoiseries, les ganteries, les minoteries nécessitent la création de nouveaux points de franchissement.

  • Dans la ville de Niort, le développement du faubourg du Port et la volonté de relier la route de Fontenay poussent à la création d'un nouveau pont en aval du quai de la préfecture.
De 1867 à 1872, 2 ponts alignés sont construits selon les plans de l'ingénieur François Girardeau.
Cette réalisation est rendue possible grâce à la donation de Thomas Hippolyte Main neveu de l'industriel Thomas Jean Main.
Ces ponts sont depuis appelés les « Les ponts Main ».
  • À Saint-Liguaire, à la Tiffardière, le besoin de relier les deux rives entraîne la construction d'un pont à la place de l'ancien bac.
  • Les travaux ont lieu dès 1862, selon les plans de François Girardeau.
  • En 1881, un autre pont est construit en aval pour le passage de la voie ferrée Niort-Fontenay.
  • À Sainte-Pezenne, en aval du moulin d'Âne, est inauguré en 1857, un pont en bois pour « les gens à pieds et les bestiaux ». Il relie le bourg de Sainte-Pezenne à celui de Surimeau.
En 1864, sa largeur est portée à 5m.
En 1882, un pont avec tablier en fer remplace le précédent.
En 2006-2007, un nouveau pont à une seule voie de circulation remplace le précédent trop vétuste.

Les Ponts à l'époque récente

Le mouvement se poursuit dans la seconde moitié du 20ème siècle pour les besoins du trafic routier dans l'agglomération Niortaise.

À la fin des années 1960, le boulevard de l'Atlantique franchit la boucle de Bessac (3) à la hauteur de la Belle Étoile et son prolongement, le boulevard de l'Europe, au niveau du Vivier.
Peu avant 2000, un nouveau franchissement est créé en aval de Noron lors de la construction de la pénétrante à l'ouest de la Ville avec le boulevard Willy Brandt.
(3) la Boucle de Bessac est la principale méandre formée par la Sèvre Niortaise, elle est située rive droite, qui fut le premier lieu d'habitation des Gallo-Romains au premier siècle de notre ère.

Les Passerelles sur la Sèvre niortaise

Très utiles, les passerelles métalliques représentent de nombreux points de franchissement du fleuve pour les piétons et les cyclistes.

  • À Sainte-Pezenne, vers 1880, une passerelle métallique rivetée (Photo 5) est construite. Elle remplace une passerelle en bois.
Elle relie la rue de Bel Air à Surimeau au chemin de Coquelonne à Sainte-Pezenne où se trouvait autrefois une ginguette très fréquentée par les troupes de la caserne Du Guesclin.
Aujourd'hui, si la ginguette, nommée Plaisance, a disparu, la passerelle est un lieu de promenade prisé des niortais.
Elle est également traversée par le GR 36 et par la « Vélo Francette ».
  • À Saint-Liguaire, Une passerelle en béton à une seule voie relie la rue de la Roussille à l’écluse et à l'auberge du même nom.
Elle a remplacé une ancienne passerelle en bois et permet la continuité du chemin de halage.
  • Au cœur de la ville de Niort, du Pré Le Roy à Comporté, les passerelles sont nombreuses.
Dès 1842, la passerelle de Pelet (Photo 6) est créée puis reconstruite en 1882, face aux jardins de la Préfecture.
En 1909, suite à l'implantation des abattoirs municipaux dans le secteur de Belle-Île une passerelle en fer (Photo 2) est édifiée pour relier la rue du Bas Sablonnier et cet établissement.
À son extrémité est construit un bureau de l'octroi ce qui démontre l'utilité économique d'un tel ouvrage pour son époque.
En 1985, cette passerelle est remplacée par un pont de type Bailay (4) aujourd'hui fermé à la circulation automobile.
La passerelle d’origine du Bas Sablonnier est alors déplacée quai de la Préfecture. Elle remplace celle de 1882. Elle permet de rejoindre la médiathèque et le Moulin du ROC.
En 1965, l'ouverture de la piscine municipale à l'extrémité du Pré Le Roy s'accompagne d'une passerelle en béton (Photo 4) permettant aux piétons et cyclistes de rejoindre le Jardin des Plantes.

La construction du parking du Moulin du milieu, dans les années 1980, donne lieu à la création de plusieurs passerelles :

■ pour rejoindre la Place du Port :
- « la Passante »,
- « les Eaux Vives ».
■ pour atteindre les Vieux Ponts :
- « les Planches », cette passerelle permet d'aller au restaurant du même nom et à la place du port.
- « l' Aubarrée ».
■ pour aller vers le Pré Le Roy ou le parking Bessac :
- « la Coulée Douce » (Photo 1),
- « l'Agasse » (5).

Enfin dans de cadre de l'aménagement du Chemin communal du 3ème Millénaire (6) sont construites 2 passerelles en fer sur le bras gauche de la Sèvre :

■ la première entre Belle Île et le moulin de Bouzon (Photo 3) permet d'accéder à la rue de Comporté et au coteau de Ribray ;
■ la seconde au niveau de l'écluse de Comporté nous mène aux pieds de l'ancien moulin et au chemin qui longe le fleuve jusqu'à Noron.

Ainsi toutes ces passerelles sont aujourd'hui un moyen original et agréable de découvrir notre ville véritable porte d'entrée de la « Venise Verte ».

(4) Le pont Bailay est un pont métallique préfabriqué conçu à l'origine pour un usage militaire et ayant une portée maximale de 60m. Il est assez solide pour autoriser le passage de véhicules lourds.
(5) L'agasse ou ageasse est le nom donné à la pie bavarde dans le sud-ouest de la France notamment en Poitou.
(6) Le chemin communal du 3ème millénaire a été aménagé à partir de 1999. Il est long de 53 km...

Sources

  • Wikiniort
  • Wikipedia
  • Archives départementales : série 3S
  • La vallée de la Sèvre dans le Marais Poitevin
  • Niort, les bords de Sèvre et Saint-Liguaire 2016
  • Histoire de Niort sous la direction de Daniel Courant, Geste éditions 2014
  • Recherche et texte : Maurice Vinck
  • Mise en page et illustration : Jean-Michel Dallet
  • Hier Sainte-Pezenne Avril 2020