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Moulin à vent du Vivier (Ancien)

De WikiNiort
Vestiges de l’ancien moulin à vent du Vivier, transformé en logement. (photo 2018)
Dessin : Paul Galteaux 1910.
l'Abbé Dellile de passage à la Folie. (fin XVIIIe) (MO 1845)

Moulin à vent du Vivier

Caché entre les « Terrasses » et le château d’eau du Vivier, il apparaît, derrière les arbres, au promeneur de la rue du Vivier ou du stade Espinassou...

Ce moulin à vent qui trônait sur une hauteur, pouvait suppléer les moulins à eau de la Sèvre en cas de sècheresse.

Comme la plupart des moulins à vent de notre région, leur construction date du début de la fin du XVIIIe ou du début XIXe siècle.

On le découvre sur le plan du cadastre napoléonien de 1846 (Voir photo).

Son diamètre de base est d’environ 9 mètres.

Il fut sans doute converti en logement, après son arrêt de fonctionnement.

On l'aperçoit, dans toute sa hauteur, au milieu de la toile : "La Source du Vivier" du peintre (Louis Alphonse Velluet). (Voir photo).

Selon Paul Galteaux, c'est dans ce lieu que L'abbé Jacques Delille (1738/1813) a écrit son célèbre poème : "Des Jardins", à la fin du XVIIIe siècle.

Un article, paru sur le "Mémorial de l'Ouest" en 1845, semble l'attester. (Voir photo).

Ce moulin était situé sur le Domaine de la Folie qui s'étendait des coteaux du Vivier jusqu'à la Sèvre, en longeant les anciens Remparts.

Une partie de ce domaine fut achetée par la ville de Niort et transformée en Jardin des Plantes.

Comme on le découvre sur la photo, il fut alors couronné d’un mur circulaire crénelé.

Quatre gargouilles placées sur la périphérie, chacune à 90°, se détachent des murs.

Des ouvertures portes, fenêtres et cheminée y furent ajoutées.

Aujourd’hui, cet ancien moulin à vent, puis ancien logement, n’a plus de toit, ses entrées sont condamnées...

Extraits du poème : "Des Jardins" de Jacques Delille

...
Un jardin à mes yeux, est un vaste tableau.
Soyez peintre. Les champs, leurs nuances sans nombre,
Les jets de la lumière et les masses de l'ombre,
Les heures, les saisons variant tour à tour
Le cercle de l'année et le cercle du jour,
Et des prés émaillés les riches broderies,
Et des riants coteaux les vertes draperies,
Les arbres, les rochers, et les eaux et les fleurs
Ce sont là vos pinceaux, vos toiles, vos couleurs :
La nature est à vous ; et votre main féconde
Dispose, pour créer, des éléments du monde...''
...
Voulez-vous mieux encore fixer l'œil enchanté ?
Joignez au mouvement un air de liberté ;
Et laissant des jardins la limite indécise,
Que l'artiste l'efface, ou du moins, la déguise,
Où l'œil n'espère plus, le charme disparaît.
Aux bornes d'un beau lieu, nous touchons à regret :
Bientôt il nous ennuie, et même nous irrite :
Au-delà de ces murs, importune limite,
On imagine encore de plus aimables lieux ;
Et l'esprit inquiet désenchante les yeux.
Quand, toujours guerroyant, vos gothiques ancêtres
Transformaient en champs-clos leurs asiles champêtres,
Chacun dans son donjon, de murs environné
Pour vivre sûrement, vivait emprisonné.
Mais que fait aujourd'hui cette ennuyeuse enceinte
Que conserve l'orgueil et qu'inventa la crainte ?
À ces murs qui gênaient, attristaient les regards,
Le goût préférerait ces verdoyants remparts,
Ces murs tissus d'épine, où votre main tremblante
Cueille ou la rose inculte, ou la mure sanglante...
...

Sources

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