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Papa était charron-forgeron

De WikiNiort
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Témoignage de Mme Cailleton, à Ste Pezenne,

recueilli en 2013 par Hier Ste Pezenne


Merci à Mesdames Cailleton, Rimbaud, Timores, Vacher et Poiraud pour cet après-midi où elles ont pris le temps de partager avec nous quelques souvenirs de leur vie à Ste Pezenne


« Papa était charron forgeron » Le métier de charron-forgeron


Quand mes parents sont arrivés ici (à Sainte Pezenne), papa était charron-forgeron.

J’ai un souvenir très précis : Il cerclait les roues des charrettes ; il levait l’écorce des troncs d’arbre et ça servait pour chauffer les fers : il mettait 2 bouts de bois le long des ferrures ; ils allumaient le feu et ça faisait un feu terrifiant !! Quand le fer était rouge, il le prenait avec des grands crochets et il le transportait sur la roue en bois. Et aussitôt il y en avait un qui arrosait avec le tuyau ou l’arrosoir. C’était comme une fête pour nous, les enfants.

Il faut dire ce qui est : quand ils avaient des roues de charrettes à refaire, c’était comme un architecte maintenant qui bâtit une maison, c’était énorme comme travail. Ce qu’il aimait bien faire aussi (comme les chars étaient souvent avec des bœufs) c’était remplacer les flèches des charrettes : c’était des travaux très importants.


J’étais la 4ème, il y en a eu 4 après moi : 8 enfants, on vivait avec très peu de choses, pratiquement en autarcie. J’ai jamais vu maman aller à la boucherie acheter un morceau de viande, ou c’était très très rare. Et quand les grands parents de maman sont venus habiter avec nous, ma grand-mère a pris la maisonnée en charge. Elle a tout géré : le jardin, et, on avait des lapins, des canards, des poules, des oies, un cochon pendant la guerre. Et on vivait bien ! « Vous n’étiez pas malheureux » ajoute une des dames présente

On n’avait pas de cadeaux extraordinaires à Noël. Moi, combien de fois je me suis contentée d’un ruban, d’une orange, ou…

Mais on était bien, on était content …