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Pont de Surimeau : Différence entre versions

De WikiNiort
 
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[[Fichier:Projet modele passerelle ane 1850.jpg|300px|right|thumb|Projet de passerelle du moulin d'Âne du 7 novembre 1850.]]
 
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[[Fichier:Projet impl passerelle ane.jpg|300px|right|thumb|Détails sur l'emprise des terrains en 1850.]]
 
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== Le pont de Surimeau, dit " Le Pont du Moulin d'Anne ": construction ==
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Jean-François-Marie Parenteau (1797-1864), [[Maires de Sainte-Pezenne - Niort|maire de Ste Pezenne]] de 1849 à 1868, a laissé les traces d'une gestion avisée sur deux projets très importants :
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:- la communication entre Surimeau et Ste Pezenne, liaison entre la rive gauche et la rive droite de la [[Sèvre Niortaise (le fleuve)|Sèvre]].
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:- l'eau qui manque à la commune.
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:Après entente avec [[Segretain à Niort|Pierre-Théophile Segretain]], architecte du département, et un examen approfondi, ils ont reconnu que le mieux à faire était de construire une passerelle à Surimeau.
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:Cette construction se fera en aval du moulin d'Anne pour les gens de pieds et les bestiaux, puis une citerne qui serait adossée à la [[Fontaine des Morts de Sainte Pezenne|Fontaine des Morts]], alimentée par cette fontaine.
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:Lors du conseil de 1855, deux devis sont présentés, un pont de pierres pour 35 000 F et un pont de bois pour 12 000 F.
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'''Il est décidé de s'en tenir au projet du pont de bois'''. (Voir photos).
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:Le 3 Avril 1856, achat de terrains à [[Château de Burbaillon (rue d'Antes)|Monsieur Arnauldet]] pour modifier le tracé du chemin qui aboutira au pont du moulin d'Anne et indemnités pour trois peupliers et trois arbres à bois .
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:Les travaux pour la construction du pont ont été adjugés publiquement à Niort en Conseil de préfecture le 17 juillet 1856.
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:Il sont confiés au sieur Aubert Pierre, entrepreneur à Niort, moyennant la somme de 14 080,99 F.
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:Les travaux de dragage ont commencé le 1er septembre 1856, le coulage du caisson de béton du 10 au 24 du même mois.
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:Le 26 devait commencer la maçonnerie, mais des pluies continuelles étant survenues, les travaux ont été arrêtés le 2 novembre 1856.
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:Les eaux s'étant écoulées, les moulins de Salbeuf, de [[Moulin de Compéré|Compéré]], du moulin d'Anne, de [[Moulin de Bégrolle |Bégrolles]] et de Granges ont été mis en chaumage.
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:La première chaussée du moulin d'Anne à Bégrolles a été coupée et les travaux de maçonnerie ont commencé.
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'''Le 4 novembre 1856, pose de la première pierre.'''
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:Inauguration à deux heures de l'après-midi sous le règne de [[Napoléon III à Niort en 1852|S.M. Napoléon III]], empereur des Français.
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:Antoine Bourdon, Préfet des Deux-Sèvres et Jean-François-Marie Parenteau, Maire de Ste Pezenne président cette inauguration.
 
[[Fichier:Moulin d'Ane 456.JPG|300px|right|thumb|Ancien pont de Surimeau.]]
 
[[Fichier:Moulin d'Ane 456.JPG|300px|right|thumb|Ancien pont de Surimeau.]]
[[Fichier:CYPRES CHAUVE PONT MOULIN ANE.jpg|300px|right|thumb|4 Cyprès chauves en automne (photo 2017).]]
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==Le 9 août 1857, Inauguration, Bénédiction du pont==
 
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'''À quatre heures, arrivaient au lieu de cérémonie en procession et bannières en tête, le Clergé, le Maire, l'Adjoint et le Conseil Municipal qui prirent place sur l'estrade.'''
== Le pont de Surimeau, dit " Le Pont du Moulin d'Anne ": construction. ==
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:Après deux discours prononcés, l'un par Monsieur le Curé et l'autre par le Monsieur le Maire de Ste Pezenne, des jeunes filles ont fait entendre de pieux cantiques.
Monsieur Parenteau, maire de  Ste Pezenne de 1849 à 1868, a laissé les traces d'une gestion avisée sur deux projets très importants:
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:La bénédiction a eu lieu par le Curé de Ste Pezenne, suivi de plusieurs ecclésiastiques invités.
*la communication entre Surimeau et Ste Pezenne, liaison entre la rive gauche et la rive droite de la [[Sèvre Niortaise (le fleuve)|Sèvre]].
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:Des danses se sont ensuite organisées dans la prairie et se sont prolongées longtemps.
*l'eau qui manque à la commune .
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:Dès 1873, il fut question au Conseil Municipal de démolir et de reconstruire ce pont avec un tablier en fer et des voûtes en briques.  
Après entente avec Pierre-Théophile Segretain, architecte du département (voir: [[Segretain à Niort]]), et un examen approfondi, ils ont reconnu que le mieux à faire était de construire une passerelle à Surimeau.
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:La réunion des fonds nécessaires demanda longtemps : la souscription d'une somme récoltée de 2335,15 F, due à 376 participants.  
 
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:La somme de 200F fut versée pour les trois plus fortunés.
Cette construction se fera en aval du moulin d'Anne pour les gens de pieds et les bestiaux, puis une citerne qui serait adossée à la [[Fontaine des Morts]], alimentée par cette fontaine.
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:La contribution de la commune de Niort fut de 500 F, imposition extraordinaire de 20 C et emprunt sur 12 ans demandés et accordés par la Préfecture.  
 
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'''Ce qui fit que la nouvelle passerelle métallique ne fut praticable qu'en 1882.'''
Lors du conseil de 1855, deux devis sont présentés, un pont de pierres pour 35 000 F et un pont de bois pour 12 000 F.
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:En cette année le conseil décide que ''" le chemin de remblais dit de la passerelle sera bordé de pieux garnis de fils de fer pour former garde-fou "''.
 
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:La Section E.U. dite de Surimeau, du cadastre napoléonien de Sainte Pezenne, mentionne l'existence du " Canton du Port " situé entre la rue du Bas-Surimeau et la Sèvre.  
Il est décidé de s'en tenir au projet du pont de bois. (Voir photos).
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:S'agissait-il d'une simple " cale " propre à des barques d'accoster et qui aurait pu servir à assurer le passage d'une rive à l'autre.
 
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:Il fallait transporter du blé ou de la farine provenant des moulins d'[[Moulin d'Ane|Anne]] et de [[Moulin de Compéré|Compéré]] au sein de la paroisse.
Le 3 Avril 1856, achat de terrains à [[Château de Burbaillon (rue d'Antes)|Monsieur Arnauldet]] pour modifier le tracé du chemin qui aboutira au pont du moulin d'Anne et indemnités pour trois peupliers et trois arbres à bois .
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:Ce commerce vers des marchés voisins, était très règlementé.
 
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:Les chemins escarpés et sans doute en piteux état des bourg de Ste Pezenne et de Surimeau ont dû demander bien des efforts aux mules et aux bœufs.
Les travaux pour la construction du pont ont été adjugés publiquement à Niort en Conseil de préfecture le 17 juillet 1856.
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:Le transport des pochons de céréales ou de farine venait des villages ou hameaux voisins, depuis leur création médiévale !  
 
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[[Fichier:CYPRES CHAUVE PONT MOULIN ANE.jpg|200px|right|thumb|4 Cyprès chauves en automne (photo 2017).]]
Il sont confiés au sieur Aubert Pierre, entrepreneur à Niort, moyennant la somme de 14 080,99 F.
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==Nouveau pont en 2007==
 
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'''En février 2007, un nouveau pont, à une seule voie de circulation, remplace un vétuste ouvrage d'art métallique.'''
Les travaux de dragage ont commencé le 1er septembre 1856, le coulage du caisson de béton du 10 au 24 du même mois.
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:Des passages sécurisés sont aménagés pour les piétons et cyclistes de chaque côté.
 
 
Le 26 devait commencer la maçonnerie, mais des pluies continuelles étant survenues, les travaux ont été arrêtés le 2 novembre 1856.
 
 
 
les eaux s'étant écoulées, les moulins de Salbeuf, de Compéré, du moulin d'Anne, de [[Moulin de Bégrolle |Bégrolles]] et de Granges ont été mis en chaumage.
 
 
 
La première chaussée du moulin d'Anne à Bégrolles a été coupée et les travaux de maçonnerie ont commencé.
 
 
 
Le 4 novembre 1856, pose de la première pierre.
 
 
 
Inauguration à deux heures de l'après-midi sous le règne de S.M. Napoléon III, empereur des Français (Voir: [[Napoléon III à Niort en 1852]]).
 
 
 
Bourdon, Préfet des Deux-Sèvres et Parenteau, Maire de Ste Pezenne président cette inauguration.
 
 
 
== Le 9 août 1857, Inauguration, Bénédiction du pont.==
 
A quatre heures, arrivaient au lieu de cérémonie en procession et bannières en tête, le Clergé, le Maire, l'Adjoint et le Conseil Municipal qui prirent place sur l'estrade.  
 
 
 
Après deux discours prononcés, l'un par Monsieur le Curé et l'autre par le Monsieur le Maire de Ste Pezenne, des jeunes filles ont fait entendre de pieux cantiques.
 
 
 
La bénédiction a eu lieu par le Curé de Ste Pezenne, suivi de plusieurs ecclésiastiques invités.
 
 
 
Des danses se sont ensuite organisées dans la prairie et se sont prolongées longtemps.
 
 
 
Dès 1873 ,il fut question au Conseil Municipal de démolir et de reconstruire ce pont avec un tablier en fer et des voûtes en briques.  
 
 
 
La réunion des fonds nécessaires demanda longtemps : la souscription d'une somme récoltée de 2335,15 F, due à 376 participants.  
 
 
 
La somme de 200F fut versée pour les trois plus fortunés.
 
 
 
La contribution de la commune de Niort fut de 500F, imposition extraordinaire de 20C et emprunt sur 12 ans demandés et accordés par la Préfecture.  
 
 
 
Ce qui fit que la nouvelle passerelle métallique ne fut praticable qu'en 1882.
 
 
 
En cette année le conseil décide que ''" le chemin de remblais dit de la passerelle sera bordé de pieux garnis de fils de fer pour former garde-fou "'' .
 
 
 
La Section E.U. dite de Surimeau, du cadastre napoléonien de Sainte Pezenne, mentionne l'existence du "Canton du Port" situé entre la rue du Bas-Surimeau et la Sèvre.  
 
 
 
S'agissait-il d'une simple " cale " propre à des barques d'accoster et qui aurait pu servir à assurer le passage d'une rive à l'autre.
 
 
 
Il fallait transporter du blé ou de la farine provenant des moulins d'Anne (Voir: [[Moulin d'Ane]]) et de Compéré (Voir: [[Moulin de Compéré]]) au sein de la paroisse.
 
 
 
Ce commerce vers des marchés voisins, était très règlementé.
 
 
 
Les chemins escarpés et sans doute en piteux état des bourg de Ste Pezenne et de Surimeau ont dû demander bien des efforts aux mules et aux bœufs.
 
 
 
Le transport des pochons de céréales ou de farine venait des villages ou hameaux voisins, depuis leur création médiévale !  
 
 
 
==Nouveau pont en 2007:==
 
En février 2007, un nouveau pont, à une seule voie de circulation, remplace un vétuste ouvrage d'art métallique.
 
 
 
Des passages sécurisés sont aménagés pour les piétons et cyclistes de chaque côté.
 
 
 
 
==Cyprès chauves==
 
==Cyprès chauves==
Quatre arbres admirables, sans doute bi-centenaires, sont situés à l'entrée du pont. (voir photo).
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'''Quatre arbres remarquables, sans doute bi-centenaires, sont situés à l'entrée du pont.''' (voir photo).
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:Ces arbres sont les seuls conifères qui perdent leur feuilles en automne, ce sont des " ''Cyprès chauves'' ".
  
Ces arbres sont les seuls conifères qui perdent leur feuilles en automne, ce sont des " Cyprès chauves ".
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'''En 1906, [[Henri Gelin (rue) |Henri Gelin]] décrivait ainsi ces arbres''' :
 
 
'''En 1906, Henri Gelin décrivait ainsi ces arbres''' :
 
 
:" ''Près de Surimeau, la passerelle du moulin d'Anne s'appuie, sur la rive droite de la Sèvre, contre un petit îlot marécageux.''  
 
:" ''Près de Surimeau, la passerelle du moulin d'Anne s'appuie, sur la rive droite de la Sèvre, contre un petit îlot marécageux.''  
 
:''Un groupe d'une demi-douzaine de taxodiers'' (Cyprès chauves) ''flanque la culée de cette passerelle, formant, en été, au-dessus du chemin qui mène à Sainte-Pezenne, un élégant berceau de verdure.'' "
 
:''Un groupe d'une demi-douzaine de taxodiers'' (Cyprès chauves) ''flanque la culée de cette passerelle, formant, en été, au-dessus du chemin qui mène à Sainte-Pezenne, un élégant berceau de verdure.'' "
 
+
'''En 2021, leur taille atteint une hauteur de 30 mètres environ.'''
En 2018, leur taille atteint une hauteur de 20 mètres environ.
+
:Un autre cyprès chauve, de même taille, se trouve sur le " petit chemin blanc ", longeant la Sèvre, près du quai de Belle Île.
 
 
Un autre cyprès chauve, de même taille, se trouve sur le " petit chemin blanc ", longeant la Sèvre, près du quai de Belle Île.
 
 
 
 
==Sources==
 
==Sources==
*Archives Municipales de Niort.
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:*Archives Municipales de Niort.
*Jean-Paul Taillé " Le Chemin Communal de Niort raconte..."(Geste éditions).
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:*Jean-Paul Taillé " Le Chemin Communal de Niort raconte..."(Geste éditions).
*MSHSDS 1906.
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:*MSHSDS 1906.
*JMD
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Fichier:CYPRES CHAUVE Surimeau 2019.jpg|Cyprès chauves en hiver (2019).
 
Fichier:CYPRES CHAUVE Surimeau 2019.jpg|Cyprès chauves en hiver (2019).
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Fichier:1888 fete Surimeau.jpg|'''En août 1888''', Une fête nautique se déroule dans la Prairie et sur le Pont de Surimeau.
 
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Version actuelle en date du 26 juillet 2021 à 11:43

Projet de passerelle du moulin d'Âne du 7 novembre 1850.
Détails sur l'emprise des terrains en 1850.

Le pont de Surimeau, dit " Le Pont du Moulin d'Anne ": construction

Jean-François-Marie Parenteau (1797-1864), maire de Ste Pezenne de 1849 à 1868, a laissé les traces d'une gestion avisée sur deux projets très importants :

- la communication entre Surimeau et Ste Pezenne, liaison entre la rive gauche et la rive droite de la Sèvre.
- l'eau qui manque à la commune.
Après entente avec Pierre-Théophile Segretain, architecte du département, et un examen approfondi, ils ont reconnu que le mieux à faire était de construire une passerelle à Surimeau.
Cette construction se fera en aval du moulin d'Anne pour les gens de pieds et les bestiaux, puis une citerne qui serait adossée à la Fontaine des Morts, alimentée par cette fontaine.
Lors du conseil de 1855, deux devis sont présentés, un pont de pierres pour 35 000 F et un pont de bois pour 12 000 F.

Il est décidé de s'en tenir au projet du pont de bois. (Voir photos).

Le 3 Avril 1856, achat de terrains à Monsieur Arnauldet pour modifier le tracé du chemin qui aboutira au pont du moulin d'Anne et indemnités pour trois peupliers et trois arbres à bois .
Les travaux pour la construction du pont ont été adjugés publiquement à Niort en Conseil de préfecture le 17 juillet 1856.
Il sont confiés au sieur Aubert Pierre, entrepreneur à Niort, moyennant la somme de 14 080,99 F.
Les travaux de dragage ont commencé le 1er septembre 1856, le coulage du caisson de béton du 10 au 24 du même mois.
Le 26 devait commencer la maçonnerie, mais des pluies continuelles étant survenues, les travaux ont été arrêtés le 2 novembre 1856.
Les eaux s'étant écoulées, les moulins de Salbeuf, de Compéré, du moulin d'Anne, de Bégrolles et de Granges ont été mis en chaumage.
La première chaussée du moulin d'Anne à Bégrolles a été coupée et les travaux de maçonnerie ont commencé.

Le 4 novembre 1856, pose de la première pierre.

Inauguration à deux heures de l'après-midi sous le règne de S.M. Napoléon III, empereur des Français.
Antoine Bourdon, Préfet des Deux-Sèvres et Jean-François-Marie Parenteau, Maire de Ste Pezenne président cette inauguration.
Ancien pont de Surimeau.

Le 9 août 1857, Inauguration, Bénédiction du pont

À quatre heures, arrivaient au lieu de cérémonie en procession et bannières en tête, le Clergé, le Maire, l'Adjoint et le Conseil Municipal qui prirent place sur l'estrade.

Après deux discours prononcés, l'un par Monsieur le Curé et l'autre par le Monsieur le Maire de Ste Pezenne, des jeunes filles ont fait entendre de pieux cantiques.
La bénédiction a eu lieu par le Curé de Ste Pezenne, suivi de plusieurs ecclésiastiques invités.
Des danses se sont ensuite organisées dans la prairie et se sont prolongées longtemps.
Dès 1873, il fut question au Conseil Municipal de démolir et de reconstruire ce pont avec un tablier en fer et des voûtes en briques.
La réunion des fonds nécessaires demanda longtemps : la souscription d'une somme récoltée de 2335,15 F, due à 376 participants.
La somme de 200F fut versée pour les trois plus fortunés.
La contribution de la commune de Niort fut de 500 F, imposition extraordinaire de 20 C et emprunt sur 12 ans demandés et accordés par la Préfecture.

Ce qui fit que la nouvelle passerelle métallique ne fut praticable qu'en 1882.

En cette année le conseil décide que " le chemin de remblais dit de la passerelle sera bordé de pieux garnis de fils de fer pour former garde-fou ".
La Section E.U. dite de Surimeau, du cadastre napoléonien de Sainte Pezenne, mentionne l'existence du " Canton du Port " situé entre la rue du Bas-Surimeau et la Sèvre.
S'agissait-il d'une simple " cale " propre à des barques d'accoster et qui aurait pu servir à assurer le passage d'une rive à l'autre.
Il fallait transporter du blé ou de la farine provenant des moulins d'Anne et de Compéré au sein de la paroisse.
Ce commerce vers des marchés voisins, était très règlementé.
Les chemins escarpés et sans doute en piteux état des bourg de Ste Pezenne et de Surimeau ont dû demander bien des efforts aux mules et aux bœufs.
Le transport des pochons de céréales ou de farine venait des villages ou hameaux voisins, depuis leur création médiévale !
4 Cyprès chauves en automne (photo 2017).

Nouveau pont en 2007

En février 2007, un nouveau pont, à une seule voie de circulation, remplace un vétuste ouvrage d'art métallique.

Des passages sécurisés sont aménagés pour les piétons et cyclistes de chaque côté.

Cyprès chauves

Quatre arbres remarquables, sans doute bi-centenaires, sont situés à l'entrée du pont. (voir photo).

Ces arbres sont les seuls conifères qui perdent leur feuilles en automne, ce sont des " Cyprès chauves ".

En 1906, Henri Gelin décrivait ainsi ces arbres :

" Près de Surimeau, la passerelle du moulin d'Anne s'appuie, sur la rive droite de la Sèvre, contre un petit îlot marécageux.
Un groupe d'une demi-douzaine de taxodiers (Cyprès chauves) flanque la culée de cette passerelle, formant, en été, au-dessus du chemin qui mène à Sainte-Pezenne, un élégant berceau de verdure. "

En 2021, leur taille atteint une hauteur de 30 mètres environ.

Un autre cyprès chauve, de même taille, se trouve sur le " petit chemin blanc ", longeant la Sèvre, près du quai de Belle Île.

Sources

  • Archives Municipales de Niort.
  • Jean-Paul Taillé " Le Chemin Communal de Niort raconte..."(Geste éditions).
  • MSHSDS 1906.
  • JMD
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