Bœuf Gras (Ancienne coutume niortaise)

De WikiNiort

Article en construction : lundi 13 avril 2026

Départ de la procession, au coin de l'avenue de Paris et de la l'avenue de la Quintinie, aujourd'hui Avenue des Martyrs de la Résistance.

Coutume du bœuf gras

Cet antique coutume de la promenade d’un bœuf gras se maintint dans les rues de Niort jusqu’au milieu du XXe siècle.
Le dimanche ou le jeudi qui précède le mardi gras, on pouvait voir dans les rues une solennelle et non moins pittoresque procession d’un magnifique ruminant aux cornes dorées.
La tête de ce bœuf était couvert de fleurs pareil à la victime condamnée de l’antiquité...
Le bovidé s’acheminait alors d’un pas lourd devant un public niortais médusé vers le terme de sa courte existence.
Des bouchers marchaient en tête de ce cortège et de jolies et jeunes bouquetières et des pages élégants distribuaient des fleurs au public.
En 1893, deux bœufs roux sorties des étables de Chaloue (1) et accompagné par Alexandre Brunet de la rue de Ribray vont parcourir les rues de Niort.
(1) Chaloue est le nom de la ferme du célèbre Jacques Bujault.
Notes sur la procession du 17 février 1898.

Promenade du Bœuf Gras de 1939

C’est le mercredi février que se déroula ce concours organisé par la municipalité dont le maire est Émile Panou.
Pour cette année de 1939, un jury présidé par François Massé adjoint a examiné cinq bêtes :

un bœuf limousin présenté par M. Nébas,

Une paire de bœufs "limousin" appartement à MM. Robert Méteau et Bonnet,
Une paire de bœufs "parthenay" présenté par M. Roger Clément.
À la suite de ce concours, une promenade, des quatre bœufs gras primés, fut organisée par le Syndicat des garçons bouchers.
Parti du bas de l’avenue de Paris (Voir photo), le cortège entouré de jeunes employés des boucheries niortaises, va parcourir les différents quartiers de la ville.
Les accompagnants sont vêtus d’une blouse et d’un tablier blanc correspondant à la tenue de leur corporation.
Ce cortège est précédé d’une voiture ornée de feuillage et de plusieurs musiciens.
Les frais de la manifestation sont en partie comblés par des menus cadeaux distribués par les participants.

Sources

  • Archives 79.
  • Mémorial des Deux-Sèvres 1893, 1898, 1939.
  • Recherche, texte, illustration et mise en page : Jean-Michel Dallet.