Caroline Esserteau (Miraculée Niortaise en 1873) : Différence entre versions
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Ce récit relaté par la presse à la fin du XIXe siècle est la manifestation d’une croyance de cette époque où la foi conditionnait la vie de nombreux fidèles de la religion catholique... | Ce récit relaté par la presse à la fin du XIXe siècle est la manifestation d’une croyance de cette époque où la foi conditionnait la vie de nombreux fidèles de la religion catholique... | ||
:En 1858, à Lourdes, Bernadette Soubirous avait fait naître une espérance où le miracle fut possible dans l’esprit des croyants. | :En 1858, à Lourdes, Bernadette Soubirous avait fait naître une espérance où le miracle fut possible dans l’esprit des croyants. | ||
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:Son père est tailleur de pierres, sa mère est couturière, ils habitent rue Babinot à Niort. | :Son père est tailleur de pierres, sa mère est couturière, ils habitent rue Babinot à Niort. | ||
:Léonore Léontine Esserteau est le troisième enfant d’une fratrie de 7 enfants. | :Léonore Léontine Esserteau est le troisième enfant d’une fratrie de 7 enfants. | ||
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:Elle fit des premières études dans une école chrétienne à Niort. | :Elle fit des premières études dans une école chrétienne à Niort. | ||
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:Caroline Léopoldine Martinet, pieuse ouvrière, emmenait sa jeune apprentie tous les dimanches chez les religieuses les Filles de la Croix. | :Caroline Léopoldine Martinet, pieuse ouvrière, emmenait sa jeune apprentie tous les dimanches chez les religieuses les Filles de la Croix. | ||
:Les exhortations des religieuses fortifiaient de plus en plus les sentiments religieux de Léonore Léontine Esserteau. | :Les exhortations des religieuses fortifiaient de plus en plus les sentiments religieux de Léonore Léontine Esserteau. | ||
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:''(1)''' Le médecin François Félix Fontant a exercé au XIXe siècle à l’hôpital Hospice de Niort, il décède en 1887. | :''(1)''' Le médecin François Félix Fontant a exercé au XIXe siècle à l’hôpital Hospice de Niort, il décède en 1887. | ||
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:Quelques jours plus tard, Caroline Esserteau revient à Niort, elle entre en gare à 3h 15 min. | :Quelques jours plus tard, Caroline Esserteau revient à Niort, elle entre en gare à 3h 15 min. | ||
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::''« Monsieur le Curé, J'ai l’honneur de vous transmettre les renseignements que vous m'avez demandés au sujet d'une prétendue lettre du Maire de Niort, dans laquelle on qualifie d'odieux mensonge le fait de la guérison de la fille Caroline Esserteau. Je n'ai jamais écrit une lettre semblable. Un officier supérieur, chef de bataillon, en garnison à Besançon, m'a écrit pour me demander des renseignements sur cette affaire. Cet officier me demandait en même temps mon appréciation personnelle ainsi que celle du médecin ordinaire de cette pauvre fille. J'ai répondu à cet officier en lui transmettant le récit des faits que je tenais de vous-même, et qui constatait la guérison de cette fille. J'ai ajouté, dans ma lettre, que je n'avais point à lui faire connaître mon appréciation personnelle sur ces faits, non plus que celle du médecin, que je ne connaissais point. »'' | ::''« Monsieur le Curé, J'ai l’honneur de vous transmettre les renseignements que vous m'avez demandés au sujet d'une prétendue lettre du Maire de Niort, dans laquelle on qualifie d'odieux mensonge le fait de la guérison de la fille Caroline Esserteau. Je n'ai jamais écrit une lettre semblable. Un officier supérieur, chef de bataillon, en garnison à Besançon, m'a écrit pour me demander des renseignements sur cette affaire. Cet officier me demandait en même temps mon appréciation personnelle ainsi que celle du médecin ordinaire de cette pauvre fille. J'ai répondu à cet officier en lui transmettant le récit des faits que je tenais de vous-même, et qui constatait la guérison de cette fille. J'ai ajouté, dans ma lettre, que je n'avais point à lui faire connaître mon appréciation personnelle sur ces faits, non plus que celle du médecin, que je ne connaissais point. »'' | ||
:::Le Maire de Niort, Joseph Maichain. | :::Le Maire de Niort, Joseph Maichain. | ||
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==Conclusions== | ==Conclusions== | ||
:Caroline Esserteau est considérée comme une des première miraculée de Lourdes. | :Caroline Esserteau est considérée comme une des première miraculée de Lourdes. | ||
Version du 21 septembre 2026 à 10:13
Article en construction : le 21 septembre 2026
Sommaire
Note aux lecteurs
Ce récit relaté par la presse à la fin du XIXe siècle est la manifestation d’une croyance de cette époque où la foi conditionnait la vie de nombreux fidèles de la religion catholique...
- En 1858, à Lourdes, Bernadette Soubirous avait fait naître une espérance où le miracle fut possible dans l’esprit des croyants.
- Cette envie des Niortais de rejoindre le pèlerinage à Lourdes naît à cette époque.
- Deux articles de wikiniort témoignent de cette histoire de la fin du XIXe siècle.
- - Grotte Marot,
- -Accident ferroviaire impliquant des Niortais partant pour Lourdes en 1976.
Biographie de Caroline Esserteau
- Le 8 septembre 1841, naissait Léonore Léontine Esserteau.
- Son père est Adolphe Esserteau, sa mère est Louise Marin.
- Son père est tailleur de pierres, sa mère est couturière, ils habitent rue Babinot à Niort.
- Léonore Léontine Esserteau est le troisième enfant d’une fratrie de 7 enfants.
- Elle fit des premières études dans une école chrétienne à Niort.
- On la plaça ensuite chez Caroline Léopoldine Martinet (1834-1908), couturière, auprès de qui elle resta plusieurs années.
- Caroline Léopoldine Martinet, pieuse ouvrière, emmenait sa jeune apprentie tous les dimanches chez les religieuses les Filles de la Croix.
- Les exhortations des religieuses fortifiaient de plus en plus les sentiments religieux de Léonore Léontine Esserteau.
- En grandissant avec l'âge elle conserva le plus tendre attachement pour sa bonne maîtresse.
- Léonore Léontine Esserteau est connue sous le nom de Caroline Esserteau.
- Ce changement de prénom fut peut-être attribué en hommage à Caroline Léopoldine Martinet.
- Léonore Léontine Esserteau est donc connue et médiatisée sous le nom de Caroline Esserteau.
Santé de Caroline Esserteau
Caroline Essereau est atteinte depuis l’âge de 21 ans d’une "myélite" chronique paralysante qui lui enlève toute son autonomie.
- Elle se rend à Barèges pour des cures, sans succès, puis se retrouve à l’hôpital-Hospice de Niort.
- Le 11 février 1870, Caroline Esserteau passe aux incurables par le Dr Fontant (1).
- (1)' Le médecin François Félix Fontant a exercé au XIXe siècle à l’hôpital Hospice de Niort, il décède en 1887.
Pèlerinage à Lourdes
Athanase-Augustin Guillet, archiprêtre de Notre Dame, organise le premier pèlerinage de Niort en 1871.
- Le troisième pèlerinage est organisé, les 2 et 3 juillet 1873, par le curé Guillet qui est le président.
- Caroline Esserteau accompagne les pèlerins niortais à Lourdes à cette occasion.
Guérison miraculeuse
- Le 2 juillet 1873, elle est présente à Lourdes.
- Parvenue à la grotte, elle est enlevée du fauteuil roulant et descendue dans la piscine.
- Plongée dans l’eau, Caroline Esserteau s’écrie immédiatement : « Je suis guérie ! »
- Elle n’a plus les jambes paralysées, elle peut immédiatement remarcher...
Cette guérison, considérée comme miraculeuse eut un grand retentissement national et surtout à Niort.
Retour à Niort de Caroline Esserteau
- Quelques jours plus tard, Caroline Esserteau revient à Niort, elle entre en gare à 3h 15 min.
- Elle est alors accueillie à cette arrivée matinale par de nombreux fidèles niortais qui lui font une haie d’honneur.
- Une procession est alors organisée de la gare jusqu’à l’église Notre Dame par Athanase-Augustin Guillet, le président du pèlerinage.
- Cette procession est suivie par Edouard Bontemps, aumônier de l’hospice et rejointe par les sœurs soignantes de l’Hospice.
Lettre de Joseph Maichain
Joseph Maichain qui est alors maire de Niort est sollicité par Athanase-Augustin Guillet, curé de Notre Dame, pour répondre, au scepticisme engendré par ce fait qui est qualifié de miracle.
Extrait de la lettre de Joseph Maichain adressée à Athanase-Augustin Guillet, curé de Notre Dame :
- « Monsieur le Curé, J'ai l’honneur de vous transmettre les renseignements que vous m'avez demandés au sujet d'une prétendue lettre du Maire de Niort, dans laquelle on qualifie d'odieux mensonge le fait de la guérison de la fille Caroline Esserteau. Je n'ai jamais écrit une lettre semblable. Un officier supérieur, chef de bataillon, en garnison à Besançon, m'a écrit pour me demander des renseignements sur cette affaire. Cet officier me demandait en même temps mon appréciation personnelle ainsi que celle du médecin ordinaire de cette pauvre fille. J'ai répondu à cet officier en lui transmettant le récit des faits que je tenais de vous-même, et qui constatait la guérison de cette fille. J'ai ajouté, dans ma lettre, que je n'avais point à lui faire connaître mon appréciation personnelle sur ces faits, non plus que celle du médecin, que je ne connaissais point. »
- Le Maire de Niort, Joseph Maichain.
- « Monsieur le Curé, J'ai l’honneur de vous transmettre les renseignements que vous m'avez demandés au sujet d'une prétendue lettre du Maire de Niort, dans laquelle on qualifie d'odieux mensonge le fait de la guérison de la fille Caroline Esserteau. Je n'ai jamais écrit une lettre semblable. Un officier supérieur, chef de bataillon, en garnison à Besançon, m'a écrit pour me demander des renseignements sur cette affaire. Cet officier me demandait en même temps mon appréciation personnelle ainsi que celle du médecin ordinaire de cette pauvre fille. J'ai répondu à cet officier en lui transmettant le récit des faits que je tenais de vous-même, et qui constatait la guérison de cette fille. J'ai ajouté, dans ma lettre, que je n'avais point à lui faire connaître mon appréciation personnelle sur ces faits, non plus que celle du médecin, que je ne connaissais point. »
Conclusions
- Caroline Esserteau est considérée comme une des première miraculée de Lourdes.
- Athanase-Augustin Guillet, archiprêtre de Notre Dame écrit, en 1895, le récit de ce "miracle", accompagné de nombreux témoignages.
- Cette ferveur de la fin du XIXe siècle, pour rejoindre le pèlerinage de Lourdes, n’était pas à la portée des fidèles peu fortunés.
- L’idée de construire des ersatz de la grotte de Lourdes, utilisant généralement des pierres cimentées, fit son chemin.
- L’exemple niortais le plus connu est la Grotte Marot, des ex-votos témoignent des guérisons obtenues en ce lieu.
Caroline Esserteau décède au début février 1928, âgée de 86 ans à la maison de retraite des Sœurs de Sainte-Marthe à Bergerac en Dordogne.
- Son décès est enregistré, sur son acte des décès, sous avec prénom de naissance : Léontine Esserteau,
Sources
- Archives 79, 24.
- Guérison de Caroline Esserteau par l’Abbé Guillet (1895).
- Guérisonmiraculeuse de lourdes.
- Recherche, texte, illustrations et mise en page : Jean-Michel Dallet